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19/12/2012

Un poème de Lao Tseu

« Il agit sans rien faire
Et enseigne sans rien dire
Les choses apparaissent et il les laisse venir
Les choses disparaissent et il les laisse partir
Il a, mais ne possède pas
Agit mais n’attend rien
Son œuvre accomplie, il l’oublie
C’est pourquoi elle dure toujours. » Lao Tseu

13/12/2012

Le bonheur, d'après Sénèque

25144V1_seneque.jpg"Tout le monde [… ] veut une vie heureuse ; mais, lorsqu’il s’agit de voir clairement ce qui la rend telle, c’est le plein brouillard. Aussi n’est-ce point facile d’atteindre la vie heureuse ; on s’en éloigne d’autant plus qu’on s’y porte avec plus d’ardeur, quand on s’est trompé de chemin ; que celui-ci nous conduise en sens contraire et notre élan même augmente la distance. Il faut donc d’abord bien poser ce qui est l’objet de notre désir, puis examiner avec soin comment nous pourrions le plus rapidement nous diriger vers lui ; si la voie est droite, nous nous rendrons compte, pendant le voyage même, des progrès faits chaque jour et de notre approche d’un but vers lequel nous pousse notre désir naturel. Aussi longtemps que nous errons ça et là sans guide, obéissant aux bruits et aux cris discordants des hommes qui nous appellent en des sens opposés, nous usons une vie que nos égarements rendent brève, même si nous travaillons de jour et de nuit à cultiver le bien." Sénèque

10/12/2012

Citation sur la banque de Hugo Chavez

Hugo-Chavez_0.jpg
"Si le climat était une banque, les pays riches l'auraient déjà sauvé." Hugo Chavez

06/12/2012

Michel Clouscard à Apostrophes. Partie 2

04/12/2012

Michel Clouscard à Apostrophes. Partie 1

02/12/2012

Il faut s'aimer, Victor Hugo

Il faut s'aimer, et puis
il faut se le dire, et puis
il faut se l'écrire, et puis
il faut se baiser sur la bouche,
sur les yeux et ailleurs.

Victor Hugo

28/11/2012

Étienne Chouard - Abus de langage et la « novlangue »

25/11/2012

Kropotkine disait...

605px-Kropotkin_Nadar.jpg« Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent. » (Kropotkine)

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22/11/2012

Dionysos et Nietzsche

Dionysos.jpg"L’art dionysien lui aussi veut nous convaincre de l’éternelle joie qui est attachée à l’existence ; seulement, nous ne devons pas chercher cette joie dans les apparences, mais derrière les apparences. Nous devons reconnaître que tout ce qui naît doit être prêt pour un douloureux déclin, nous sommes forcés de plonger notre regard dans l’horrible de l’existence individuelle – et cependant la terreur ne doit pas nous glacer : une consolation métaphysique nous arrache momentanément à l’engrenage des migrations éphémères. Nous sommes véritablement, pour de courts instants, l’essence primordiale elle-même, et nous en ressentons l’appétence et la joie effrénées à l’existence ; la lutte, la torture, l’anéantissement des apparences, nous apparaissent désormais comme nécessaires, en face de l’intempérante profusion d’innombrables formes de vie qui se pressent et se heurtent, en présence de la fécondité surabondante de l’universelle Volonté. L’aiguillon furieux de ces tourments vient nous blesser au moment même où nous nous sommes, en quelque sorte, identifiés à l’incommensurable joie primordiale à l’existence, où nous pressentons, dans l’extase dionysienne, l’immuabilité et l’éternité de cette joie. En dépit de l’effroi et de la pitié, nous goûtons la félicité de vivre, non pas en tant qu’individus, mais en tant que la vie une, totale, confondus et absorbés dans sa joie créatrice." Nieztsche - Extrait de La naissance de la tragédie

20/11/2012

Qu'est-ce qu'un anarchiste ?

"Négateur de l'autorité, volontaire de la révolte, l'anarchiste est l'homme doué d'intelligence logique, animé de la haine du mensonge, astreint à la plus grande sincérité, possédé par l'amour du peuple, voué à la bonté." F.Elosu, extrait de l'article sur le tolstoïsme dans l'Encyclopédie anarchiste

17/11/2012

Petit guide pour mener une vie heureuse. Partie 2

Dans la lignée des stoïciens, et sans nécessairement croire en Dieu, un individu qui a foi en la vie et qui est persuadé que tout ce qui advient est bénéfique, même si les apparences sont tout autres, développera une confiance et une positivité qui ne feront qu’entretenir et nourrir cette croyance et cette confiance. Plus nous voyons les « cadeaux » de la vie, plus ils viennent à nous. Plus nous percevons le positif de l’existence, plus la vie nous semble belle et lumineuse. […]

Sans aller jusqu’à cette mystique de l’abandon de toute volonté, admettons qu’il nous est impossible d’exercer une maîtrise totale sur notre vie : les failles par lesquelles l’impromptu surgit sont imprévisibles. En voulant à tout prix contrôler cette part d’impondérable, nous nous condamnons à vivre dans l’angoisse permanente. Nous ne pouvons pas non plus contrôler autrui : nous devons accepter qu’il nous échappe toujours, y compris quand il s’agit de son conjoint ou de son enfant. Comme l’écrit Khalil Gibran si justement dans Le Prophète : « Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les enfants de la vie. » Nous ne pouvons pas davantage contrôler totalement notre vie professionnelle soumise à tant d’aléas externes, ni nous obstiner à vivre dans l’illusion de stabilité et de sécurité.

Alors, faisons de notre mieux pour maîtriser ce qui peut l’être, à commencer par nos désirs et nos passions, mais armons-nous psychologiquement à accepter l’imprévu, à nous y adapter et à en tirer le meilleur parti. Les sagesses indiennes utilisent une expression que l’on pourrait traduire par « lâcher-prise » pour qualifier cette attitude intérieure d’abandon au réel. Mais on ne peut véritablement lâcher prise que lorsqu’on a confiance en la vie. La première fois que nous sommes amenés à le faire, c’est toujours une épreuve : nous avons peur de l’inconnu, nous sommes angoissés. Et puis l’expérience positive du lâcher-prise – détente, joie, conscience que rien de grave ne nous est arrivé – augmente la confiance et nous aide à aller encore plus loin dans l’abandon. inrees.com - 25 Octobre 2012

15/11/2012

Sur la liberté et la nation. Extraits d'une discussion Facebook. Partie 8

tumblr_m1o2c3oCD61qzdxojo1_r1_400.jpg« Le mot nationalisme est un drapeau, fort utilisable pour fixer clairement la position de combat originale d'une génération pendant les année chaotiques de transition; ce n'est aucunement, comme le croient beaucoup de nos amis et aussi de nos ennemis l'expression d'une valeur supérieure : il désigne une condition, mais non pas notre but. » (Ernst Jünger)

" On ne saurait compter, de nos jours, ceux qui ont dépassé les centres de l’enchaînement nihiliste, les lieux mortels du maelström. Ils savent qu’ailleurs le mécanisme dévoile de plus en plus clairement ses menaces ; l’homme se trouve au centre d’une grande machine, agencée de manière à le détruire. Ils ont aussi dû constater que tout rationalisme mène au mécanisme et tout mécanisme à la torture, comme à sa conséquence logique : ce qu’on ne voyait pas encore au XIXe siècle."
"Il ne faut rien de moins qu’un miracle pour sauver l’homme de tels tourbillons. Et ce miracle s’est produit d’innombrables fois, du simple fait que l’homme apparaissait parmi les chiffres morts et offrait son aide. Cela s’est vu jusque dans les prisons et là même plus qu’ailleurs. En toute occurrence, envers chacun, l’homme seul peut ainsi devenir le prochain — ce qui révèle son être inné, sa naissance princière. La noblesse tire son origine de la protection qu’elle accordait — d’avoir tenu en respect les monstres et les mauvais génies : cette marque de distinction resplendit toujours en la personne du gardien qui glisse secrètement au prisonnier un morceau de pain. De telles actions ne peuvent se perdre : et c’est d’elles que vit le monde. Elles sont les sacrifices sur lesquels il est fondé. " (Ernst Jünger)

13/11/2012

Petit guide pour mener une vie heureuse. Partie 1

Comment mener une vie heureuse et harmonieuse avec soi-même et avec les autres ? C’est à cette question que répond Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, historien des religions, écrivain, dans son livre « Petit traité de vie intérieure » en apportant des connaissances pratiques au lecteur. Extraits.

La foi est l’une des dimensions les plus importantes de la vie intérieure. Je ne parle pas de la foi telle qu’on l’entend à propos des religions monothéistes, c’est-à-dire la croyance en Dieu sans preuve de son existence, mais de cette foi, que l’on pourrait qualifier de confiance, sans laquelle on ne peut avancer, progresser dans la vie. Les spiritualités orientales utilisent d’ailleurs indifféremment les mots de foi et de confiance pour parler de cet état d’être. Le bouddhisme, par exemple, part d’un constat empirique : sans une foi-confiance préalable dans le dharma, l’enseignement du Bouddha, tout progrès spirituel est impossible. Et sans une foi-confiance préalable dans le maître, on ne peut pas intégrer ses enseignements. La raison en est simple : si nous n’avions pas foi que ce que nous allons étudier va nous être profitable, nous ne l’étudierions pas sérieusement. Les enfants connaissent cette vérité et ils l’appliquent spontanément : ils ont foi en leurs parents, ils les croient, et apprennent ce qu’ils leur transmettent. Cela vaut aussi bien pour la transmission de la culture et des valeurs que pour tous les autres apprentissages. C’est d’ailleurs ainsi que, comme la plupart d’entre nous, j’ai appris à faire du vélo : mon père derrière moi me maintenait en équilibre, je ne le voyais pas et j’avais peur, je lui ai dit de ne pas me lâcher, il m’a demandé de lui faire confiance. Quelques mètres plus loin, je me suis aperçu que je pédalais tout seul. J’avais réussi à me lancer grâce à la foi-confiance que j’avais en lui. […]

La foi est donc tout d’abord indispensable pour progresser par la confiance que nous faisons à d’autres individus qui en savent plus que nous (parents, éducateurs, scientifiques, sages), ensuite parce qu’elle nous aide à vivre et à nous développer en nous fiant au monde et à la vie. Nous sommes motivés pour progresser, pour apprendre, pour avancer, pour chercher, pour nous engager, pour créer, parce que nous croyons qu’il y quelque vérité et quelque bonté dans le monde et dans la vie. Sinon, à quoi bon se lever le matin

Cette foi varie selon les individus. Chez certains, le désespoir, la peur, le ressentiment, la colère l’emportent. L’existence devient alors douloureuse. La vie au quotidien peut se transformer en enfer quand elle est dénuée de confiance. Le monde apparaît hostile, dangereux. La peur remplace la confiance. On n’ose plus prendre un avion de peur qu’il ne s’écrase, on n’ose plus pas entrer dans une relation amoureuse de peur d’être trahi ou abandonné, on n’ose pas postuler à un emploi de peur que notre candidature ne soit rejetée. Et, au lieu de progresser, on reste paralysés dans notre vie professionnelle, affective et sociale. Notre existence devient impossible si on n’a pas un minimum de confiance. En soi, dans les autres, dans la vie. […] inrees.com - 25 Octobre 2012

11/11/2012

Sur la liberté et la nation. Extraits d'une discussion Facebook. Partie 7

Puisque l'Etat n'est qu'une structure, on peut philosophiquement le considérer inapte à répondre aux besoins de l'Individu... Comme on peut juger le contraire, avec mes respects pour Maximilien Robespierre.
Par exemple, j'ai trouvé ça sympa que quelques monnaies alternatives anti-euro et locales européennes soient nées, que ce soit en Angleterre, en Belgique ou encore en Italie. Bon, c'est purement anecdotique... Et de toute façon, le système politique veut que cela reste officiellement anecdotique.
On peut alors crier aux régionalismes. Mais au lieu d'attendre que nos élites étatiques se débarassent de cette monnaie pouilleusement capitaliste, on a le droit de non seulement rentrer en résistance mais également de mener des micro-révolutions.
Peut-être que le monde de demain sera bel et bien un monde avec des Etats-nations détruits et un gouvernement mondial mais avec un amas de résistances locales qui auront la Loi officielle internationale qui leur passera au-dessus de la tête...
Et puis les élites technocratiques ne peuvent pas lutter contre le pouvoir de la proximité, la sollicitude et la solidarité du quotidien...
Je ne veux pas parler comme les Identitaires qui eux déterminent à l'avance - en plus, sur des critères ethnocentristes dont je me fous comme du premier passage de Henri Salvador à la télévision - avec qui il faut s'associer alors que je suis pour la libre association dans la mesure où, par exemple, je me fous de savoir si mon voisin est musulman tant que lui et moi voulons ensemble opérer pour le bien d'une communauté des alentours.
Sans doute que les Identitaires font le jeu des mondialistes par l'imposition d'une sorte d'empire des régionalismes.
Si un minimum de cohésion nationale, donc à l'échelle de France, subsiste, ce serait mieux... Mais ça, c'est un avis qui fait parler surtout les sentiments. Louison Chimel

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10/11/2012

La Double pensée – Jean-Claude Michéa. Partie 2

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08/11/2012

Sur la liberté et la nation. Extraits d'une discussion Facebook. Partie 6

On peut être marxien et non marxiste. Etre marxien, c'est être d'accord avec l'analyse critique de Marx, avec les problématiques qu'il conçoît. Moi, je ne valide pas par exemple la dictature du prolétariat. En d'autres termes, je n'ai jamais été communiste.
Ce que je valide en revanche, c'est l'existence des antagonismes de classes, et des rapports d'entente, d'entraide et de solidarité pour une classe donnée.
Ensuite, je croise cette conscience de classe avec une conscience nationale, qu'à sa manière Marx avait, pour penser que la souveraineté des travailleurs va de pair avec la souveraineté nationale.
Au lieu de la dictature du prolétariat, le pouvoir au peuple, c'est déjà pas mal du tout...

La démocratie athénienne est en partie une source d'inspirations philosophico-politiques. Problème : par le désintérêt du peuple pour la chose publique, l'Etat, alors, en profite bien...
Pour moi, la citoyenneté, au jour d'aujourd'hui, est quasi nulle, elle n'existe pas. Louison Chimel

07/11/2012

La Double pensée – Jean-Claude Michéa. Partie 1

La Double pensée est un recueil d’interventions que Michéa a faites autour de son ouvrage, L’Empire du moindre mal, ce qui le rend, à mon avis, plus accessible. Son sous-titre, « Retour sur la question libérale » pose le cadre : il s’agit d’une critique du libéralisme.

Au concept de « pensée unique » (très utilisée par la gauche libertaire), Michéa préfère l’expression orwellienne de « double pensée », qui lui permet d’introduire la notion complexe et individuelle de mensonge à soi-même. Ce concept est ce qui explique la capacité de l’individu à soutenir simultanément deux thèses incompatibles.

Recherchant la cohérence et vivant en même temps dans « l’empire du moindre mal », il peut ainsi croire en l’apparente logique de la pensée double sur laquelle repose le libéralisme : apologie de l’économie de marché/état de droit et libération des moeurs.

http://vaineetveneneuse.wordpress.com - 14 Juin 2012

05/11/2012

Sur la liberté et la nation. Extraits d'une discussion Facebook. Partie 5

Stirner.gifPour en revenir à la notion de Notion absolue, je veux dire que la liberté, par exemple, n'est pas un truc qui se découpe en rondelles. Qu'est-ce qu'être un peu libre ou complètement libre ? Si je cite le bon vieux Max Stirner : « Pour Moi il n'y a rien au dessus de Moi. »

Concernant la nation et l'Etat, je fus étatiste mais je le suis de moins en moins dans la mesure où, généralement dans l'histoire, l'Etat est contre le peuple. L'Etat est corrompu. Ou bien il est démoploutocratique... De toute façon, ce n'est que ça qu'on connaît aujourd'hui globalement...
Sauf que si l'on défend par contre la nation, elle engendre en effet un minimum de cohésion sociale et culturelle entre ses membres autrement la nation n'a plus du tout de consistance. Ce que je vais dire en interrogeant peut sembler étrange mais ne faut-il pas défendre l'indépendance et la souveraineté nationale certes contre les empires et l'euromondialisme mais également contre l'Etat qui, finalement, est toujours rangé du côté des adversaires du peuple ? Louison Chimel

04/11/2012

Néo-fascisme et idéologie du désir – Michel Clouscard. Partie 2

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03/11/2012

Passion et froide raison, par Rousseau

JJR_000.jpg« Comment réprimer la passion même la plus faible, quand elle est sans contrepoids ? Voilà l'inconvénient des caractères froids et tranquilles: tout va bien tant que leur froideur les garantit des tentations; mais s'il en survient une qui les atteigne, ils sont aussitôt vaincus qu'attaqués; et la raison, qui gouverne tandis qu'elle est seule, n'a jamais de force pour résister au moindre effort. Je n'ai été tenté qu'une fois, et j'ai succombé. Si l'ivresse de quelque autre passion m'eût fait vaciller encore, j'aurais fait autant de chutes que de faux pas.

Il n'y a que des âmes de feu qui sachent combattre et vaincre; tous les grands efforts, toutes les actions sublimes sont leur ouvrage: la froide raison n'a jamais rien fait d'illustre, et l'on ne triomphe des passions qu'en les opposant l'une à l'autre. Quand celle de la vertu vient à s'élever, elle domine seule et tient tout en équilibre. Voilà comment se forme le vrai sage, qui n'est pas plus qu'un autre à l'abri des passions, mais qui seul sait les vaincre par elles-mêmes, comme un pilote fait route par les mauvais vents. » Jean-Jacques Rousseau, La nouvelle Héloïse

02/11/2012

Sur la liberté et la nation. Extraits d'une discussion Facebook. Partie 4

Bien des prétendus internationalistes sont des opposants à l'Etat-nation et donc aux indépendances et souverainetés nationales.
Je ne pense pas qu'un mec comme Marx voulait la disparition des nations puisque l'une des conditions de l'union des travailleurs de toutes les nations - en allusion à un slogan célèbre - est que ces nations existent encore...
D'une certaine manière, un "alternationalisme de gauche" peut être une posture moderne et équilibrée d'un internationalisme socialiste revisité.
Autrement dit encore, Marx se retrouverait mieux, à mon sens aujourd'hui, dans une pensée national-révolutionnaire cohérente et non caricaturale que dans une quelconque pensée d’extrême gauche telle que la médiacratie euromondialiste la détermine aujourd'hui, extrême gauche soumise à sa façon à l'impérialisme de la finance... Louison Chimel

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01/11/2012

Néo-fascisme et idéologie du désir – Michel Clouscard. Partie 1

Michel Clouscard a écrit « Néo-fascisme et idéologie du désir » en 1973.  Visionnaire, ou lucide au choix, il y synthétise de manière critique les caractéristiques du capitalisme actuel et décrit ainsi les évolutions de notre société post-industrialisée. Il cristallise ses observations autour du terme « libéral-libertaire ».

Le système libéral-libertaire, dans lequel nous vivons, est expliqué de manière plus simple par Michéa. Ce concept casse l’idée très partagée selon laquelle les grands partis de droite et de gauche sont diamétralement opposés. En effet, le libéralisme-libertaire repose sur l’articulation parfaite de deux choses en apparence contraires mais qui se concilient finalement très bien : la droite prônant le libéralisme économique (libéral) et la gauche défendant le libéralisme moral et culturel (libertaire).

Les deux se rejoignent autour de leur conception de la liberté comme le pouvoir de vivre en paix, la joussance paisible de l’indépendance privée et le droit à chacun de s’accomplir librement (ah la jolie promesse!). Chacun y trouve son intérêt et le reste n’est que détail.

Clouscard situe l’accélération du libéralisme-libertaire à Mai 68.

http://vaineetveneneuse.wordpress.com - 14 Juin 2012

30/10/2012

Sur la liberté et la nation. Extraits d'une discussion Facebook. Partie 3

Concernant les internationalismes, l'internationalisme mondialiste, par exemple, peut se nommer, de façon plus raccourcie, mondialisme quand justement le mondialisme néglige l'entité nationale. Le mondialisme est une négation de la nation. Je suis d'accord pour dire qu'il est une forme d'internationalisme. Mais on peut dire aussi qu'il n'en est pas un dans la mesure ou internationalisme désigne "organisation entre-nations". Par conséquent, pour qu'il y ait internationalisme, il faut que les nations existent encore. Le débat se complique alors lorsqu'on dissocie Etat et nation. Ou bien, peut-il subsister une nation non souveraine ? Historiquement, il est vrai que la nation politique est souveraine. La nation ramenée à l'unique sens de peuple ne l'est pas forcément. Ou bien elle l'est partiellement. Bien que philosophiquement, je penche sur l'idée que la souveraineté est, comme la liberté, une Notion absolue.
Tout ça pour dire qu'en général ce qu'on défend comme système politique ou système de valeurs, on le veut - c'est humain - pour les autres. Il y avait de l'internationalisme même chez De Gaulle ! Quant à Jaurès, il pensait que "beaucoup d'internationalisme" ramenait à la Patrie. Que dire également du concept d'alternationalisme étant, en somme, un internationalisme particulièrement respectueux des indépendances et des souverainetés nationales mais sans pour autant négliger toute solidarité entre les nations - sinon ce concept perd de la substance.
Moi, je suis internationaliste dans la mesure où je veux que le monde entier sorte de ce capitalisme mondialisé financier, qu'on s'organise plus efficacement pour favoriser le développement des Pays du Sud. Cet internationalisme peut également être anti-impérialiste, quel que soit l'empire concerné, qu'il soit américain ou chinois. Louison Chimel

29/10/2012

Extraits de Sur les falaises de marbre, de Ernst Jünger

9782070287789.gif« Il aimait aussi nommer les hommes les optimates, signifiant par là que tous autant qu’ils sont, ils forment l’aristocratie naturelle de ce monde et que chacun d’eux peut nous apporter l’excellent. Il les concevait comme des réceptacles du merveilleux, et, créature suprêmes, il leur accordait des droits princiers. Et réellement, je voyais tous ceux qui l’approchaient s’épanouir comme des plantes qui s’éveillent du sommeil hivernal, non point qu’ils devinssent meilleurs, mais parce qu’ils devenaient davantage eux-mêmes. » p.28

« On reconnait les grandes époques à ceci, que la puissance de l’esprit y est visible et son action partout présente. » p.55 

27/10/2012

Sur la liberté et la nation. Extraits d'une discussion Facebook. Partie 2

Le capitalisme n'est rien en soi, il est toujours rattaché à une dimension politique. Si le capitalisme est un système alors il est une organisation humaine. S'il est une organisation humaine alors - même, par exemple, dans le laisser-faire du libre-échange intégral puisqu'il est autorisé légalement - il est toujours politique.
Soit, il n'y a pas de système économique sans aucun système économique.
On sait une grande soumission du politique à l'économique. Cependant, la relation en question est plus complexe : si l'économique a vu qu'il pouvait (beaucoup) se servir du politique, sans doute que ce dernier y trouve également son intérêt. Sinon, comment par exemple les campagnes présidentielles américaines seraient financées ?
Abolissons l'argent, et nous ne ferons alors plus que de la politique ! C'est une hypothèse que je trouve intéressante sans pour autant la défendre à cent pour cent... Louison Chimel

25/10/2012

Sur la liberté et la nation. Extraits d'une discussion Facebook. Partie 1

drapeau-francais,combattant.gifLes libertariens sont des libéraux-libertaires. Philosophiquement, la liberté est selon moi ce qu'on peut appeler une Notion absolue. Affirmer que ma liberté s'arrête là où commence celle de l'autre - c'est en gros cette maxime qui est reprise dans la Constitution française - n'est pas faire grand cas de la liberté... Quant à la loi, si elle est démocratique donc désirée et partagée par une grande partie des citoyens, elle ne peut qu'être libératrice.
Idéalement, tout citoyen doit pouvoir participer à l'élaboration de la loi.
Le système économique actuel est-il voulu par la majorité des citoyens ? Sans doute que non. Les libertariens sont, à leur façon, les idéologues d'un néocapitalisme...
Que répondre, en outre, à la question : le capitalisme est-il libérateur ?

Les révolutionnaires français d'autrefois criaient « Vive la Nation ! » en pensant « Vive la liberté ! » Comme je dis parfois, la Nation, en France, désigne politiquement la République et donc qui dit nation dit nation révolutionnaire... La nation française est révolutionnaire ou elle n'est pas. Louison Chimel

22/10/2012

Origine du mot philosophie

Le mot « philosophie » (du grec φιλοσοφία) a été forgé, selon toute vraisemblance, par un philosophe de l'Antiquité du nom de Platon. Ce néologisme, il le forme en associant deux mots qui existaient déjà auparavant : philo et sophia. Philo était un préfixe très employé à l'époque. Il montrait l'intimité par rapport à une chose ; en l'occurrence ici, l'intimité avec la sophia. Ainsi, en se référant à l'étymologie, est-il coutume de dire que la philosophie est l'amour de la sophia ou, pareillement, que le philosophe est l'ami de la sophia, c'est-à-dire de la sagesse.

Platon crée ce mot, l'amour de la sagesse, pour s'opposer à ses rivaux directs qui se faisaient appeler « sophistes ». Ceux-ci prétendaient pouvoir parler de tout, et étaient très populaires parmi la population. On les aimait pour leur habileté à convaincre, et il fallait payer fort cher pour pouvoir suivre leur enseignement. Platon ne pouvait pas les voir en peinture car il comprenait que ces individus étaient des gens malhonnêtes, qui défendait tantôt une thèse tantôt son contraire. Leur seul but était de convaincre, et de gagner de l'argent grâce à leur compétence si recherchées. Les mauvaises langues diraient qu'ils étaient un peu les avocats de l'Antiquité.

Philosophia est donc inventé par Platon pour s'opposer à la sophia des sophistes, à la sagesse dont ils se croyaient investis. Platon refuse leur prétendue omniscience ; pour lui, ils ne font que tromper les gens. Il préfère de loin la sagesse que lui a enseigné son maître, le fameux Socrate. Cette sagesse (la philosophie) est différente de celle des sophistes en ce qu'elle exprime d'abord son humilité. Le philosophe, par opposition au sophiste, sera celui qui reconnaitra son ignorance.

Le philosophe courra toujours après la connaissance, et ne prétendra jamais la posséder tout entière. Cependant, cela ne veut pas dire que la sagesse est inaccessible, qu'elle fuit toujours loin devant, et que le philosophe n'arrivera jamais à l'atteindre. Au contraire, la sagesse, puisqu'elle est un désir, objet de la recherche inlassable du philosophe, peut s'acquérir. C'est très paradoxal, mais il suffit de désirer être sage pour le devenir effectivement. La philosophie est donc une activité pour Platon ; la recherche ne doit jamais prendre fin, c'est le seul moyen d'être sage. Par contre, elle n'est pas du tout une contemplation passive du monde ou de la vérité.

La philosophie doit permettre à l'homme de s'élever au-dessus de sa condition, de devenir en quelque sorte un homme divin, qui possède la sagesse en la recherchant. Sa quête n'est jamais terminée, et s'il l'arrêtait, il ne serait plus sage. Par conséquent, le philosophe, comme Platon le pose, est l'homme humble qui tente de se dépasser, en cherchant continuellement à améliorer ce qu'il est. http://adamantin.eurower.net/philosophie/ - 28 octobre 2008

20/10/2012

Made in France, par les Inconnus

18/10/2012

L'histoire du chameau qui pleure

15/10/2012

Un poème dans Corto Maltese

corto-maltese-the-gilded-house-of-samarkand.jpg?1301035187"Comme une tulipe de printemps, prends ta paume la coupe ronde.
Si fortune t'a donné un teint de grenade,
bois dans la joie avant que ce ciel antique et cruel,
d'un seul trait, fasse de ton noble coeur vile poussière."

(Une petite fille à Corto Maltese dans La maison dorée de Samarkand)