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09/05/2013

Robespierre est à redécouvrir

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"L'Homme est né pour le bonheur et pour la liberté et partout il est esclave et malheureux ! La société a pour but la conservation de ses droits et la perfection de son être ; et partout la société le dégrade et l'opprime ! Le temps est venu de le rappeler à ses véritables destinées." Maximilien Robespierre

26/04/2013

Majorité silencieuse

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Dans l'histoire, la majorité est toujours silencieuse.

Même une révolution se fait avec une minorité. Anthony

22/04/2013

L'animal achevé, l'homme inachevé

" (...) tous les animaux sont achevés et parfaits, l'homme est seulement indiqué, esquissé ... Tout animal est ce qu'il est ; l'homme, seul, originairement n'est absolument rien. Ce qu'il doit être, il lui faut le devenir ; et, étant donné qu'il doit en tout cas être un être pour soi, il lui faut le devenir par soi-même. La nature a achevé toutes ses œuvres, pour l'homme uniquement elle ne mit pas la main et c'est précisément ainsi qu'elle le confia à lui-même. " Johann Fichte

16/04/2013

Le mariage, par Tolstoï

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Le mariage, tel qu'il existe aujourd'hui, est le plus odieux de tous les mensonges, la forme suprême de l'égoïsme. Léon Tolstoï

03/04/2013

Prendre son temps

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Le tort tue... mais très lentement.

25/03/2013

Marinaleda, un modèle d'autogestion unique en Europe

escudo.gifEn quoi ce projet est-il singulier et créatif ?

Le système est simple : les habitants ont créé une coopérative qui ne redistribue pas les bénéfices. Le salaire des travailleurs (de tous les travailleurs, quel que soit le poste qu'ils occupent") est de 47 euros par jour, six jours par semaine, à raison de six heures et demie de travail quotidien -c'est à dire 1128 euros par mois-. Mais lesdits travailleurs n'ont pas besoin de dépenses, car ceux qui sont inscrits au plan du logement de la mairie paient 15 euros par mois pour leur maison.

Les maisons sont construites sur des terrains municipaux. Celui qui fait la demande s'engage à construire sa propre maison, mais il est aidé par un chef de chantier et un architecte rémunérés par la mairie. Un accord avec le gouvernement régional d'Andalousie permet de fournir les matériaux. En deux ou trois ans les travaux sont terminés, la maison appartient à celui qui l'a bâtie, et il n'a plus qu'à payer 15 euros par mois.

Quelle est la plus-value sociale du projet ?

Il n'y a pas de vandalisme, par exemple, parce que tout a été construit par les gens du village. Si un jeune ou son père ou un ami a installé un banc, il n'y a pas de raison de le dégrader ou d'y faire des graffitis. Le fait que les budgets soient approuvés par tous contribue également à l'absence de délinquance"

Quel est le potentiel de déploiement de cette initiative ?

L'approche développée par cette ville est parfaitement reproductible à grande échelle. Le maire de la ville, Juan Manuel Sanchez Gordillo, explique très bien cela "Les gens sont surpris lorsqu'ils voient qu'ici qu'il n'y a presque pas de chômeurs et que tout le monde a sa propre maison. Mais c'est pourtant ça qui est normal. Ce qui n'a pas de sens c'est ce qui se fait ailleurs. Et qu'on ne vienne pas me dire que notre expérience n'est pas transposable : n'importe quelle ville peut faire la même chose si elle le souhaite." http://imaginationforpeople.org/fr

22/03/2013

La solitude, par Jean Genet

« La solitude, comme je l'entends, ne signifie pas condition misérable mais plutôt royauté secrète,
incommunicabilité profonde mais connaissance plus ou moins obscure d'une inattaquable singularité »
Jean Genet

17/03/2013

Jean-Claude Michéa et Janette Habel sur Hugo Chavez


Les matins - Jean-Claude Michéa et Janette Habel par franceculture

06/03/2013

Fidélité à Hugo qui nous a quittés

306140_10200795753718939_1979524613_n.jpg« Parmi les éléments qui pourraient définir le socialisme du XXIe siècle, je dirais que la première caractéristique est l’élément moral. Il faut commencer par cela, par la conscience, par l’éthique. (…) Ce que je dis là tient sans doute beaucoup du christianisme : « Aimez-vous les uns les autres » ou « Aimez votre prochain comme vous même ». En réalité, il s’agit de ceci : de la solidarité avec le frère. Il s’agit de la lutte contre les démons que le capitalisme a semés : l’individualisme, l’égoïsme, la haine, les privilèges. (…) Je suis chrétien et je pense que le socialisme doit se nourrir des courants les plus authentiques du christianisme. » (feu Hugo Chavez)

04/03/2013

Le Portugal révolté

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Sur des banderoles de Portugais révoltés tout récemment, on pouvait lire :
"Qui s'endort dans la démocratie, se réveille dans la dictature."

02/03/2013

Nouvel extrait de Mes séances de misogym au sommet de la cordillère misandre

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Si la vie était une route alors elle n’aurait aucun sens formel. Ou alors ce serait une route à sens unique… celle qui nous mène de la naissance à la mort.
Il ne faut pas avoir peur de la mort. Et pour cause, admettons que tu meurs de peur. Ration double pour la peur ! Elle ne mérite pas tant d’intérêt.

Comme on ne peut chasser la mort, qu’on chasse au moins la peur.
Effectivement, on
ne peut chasser la mort. En revanche, on peut mourir en chassant. Suffit qu’un bastos de ton ami chasseur rencontre ta bidoche par accident, tu calenches. Et ton ami, jusqu’à la fin de sa vie, s’en voudra à mort.

Mourir ? C’est la vie. Vivre, c’est mourir à feu doux.
Je te l’accorde : pour Jeanne d’Arc, ils avaient monté la température.

Je pense que, de là où Jeanne nous entend, le fait que son histoire ait traversé les siècles doit lui réchauffer le cœur…
Aussi bizarre que cela puisse paraître, la fin de l’histoire de Jeanne me fait froid dans le dos.

Livre disponible à la vente (11x20 cm, 62 pages).
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28/02/2013

Mort de Stéphane Hessel

Mort de Stéphane Hessel... Voilà une mort qui, au lieu de faire pleurer, fait originalement transpirer sous les bras. Anthony

26/02/2013

Django déchaîné, un film nietzschéen ?

20/02/2013

Viande de cheval : Perico Légasse se fâche

18/02/2013

L'agriculture spirituelle

ptah2.jpgQue penser de l'expression "agriculture spirituelle" ? Il n'y a point d'élévation spirituelle sans agriculture spirituelle. Comme si celle-ci était un point de départ.
Ager cultura, ou la culture de son jardin... De son jardin spirituel ? Ca rappelle Candide.
Maintenant,
en allant dans un sens plus alchimique, il y a, c'est vrai, l'idée d'acquérir de la sagesse à travers le respect de la nature. Mieux encore, ce qu'elle peut nous apporter sur le plan spirituel tout en la respectant.
Enfin, en allant dans un sens encore plus alchimique, c'est penser que tout est esprit, même les arbres et les lacs. Ce qui nous conduirait à vivre dans le respect de la nature.
La couleur verte des feuilles et de l'herbe est alchimiquement manifestation de l'esprit de la nature (qui constitue, avec ceux des êtres vivants, l'Esprit du Monde).
Que dire aussi de ce que représente la couleur verte pour les dieux égyptiens ? Anthony

14/02/2013

Robespierre visionnaire

robespierre300.gif« La source de tous nos maux, c’est l’indépendance absolue où les représentants se sont mis eux-mêmes à l’égard de la nation sans l’avoir consultée.

Ils ont reconnu la souveraineté de la nation, et ils l’ont anéantie.

Ils n’étaient de leur aveu même que les mandataires du peuple, et ils se sont faits souverains, c’est-à-dire despotes, car le despotisme n’est autre chose que l’usurpation du pouvoir souverain.

Quels que soient les noms des fonctionnaires publics et les formes extérieures du gouvernement, dans tout État où le souverain ne conserve aucun moyen de réprimer l’abus que ses délégués font de sa puissance et d’arrêter leurs attentats contre la constitution de l’État, la nation est esclave, puisqu’elle est abandonnée absolument à la merci de ceux qui exercent l’autorité.

Et comme il est dans la nature des choses que les hommes préfèrent leur intérêt personnel à l’intérêt public lorsqu’ils peuvent le faire impunément, il s’ensuit que le peuple est opprimé toutes les fois que ses mandataires sont absolument indépendants de lui.

Si la nation n’a point encore recueilli les fruits de la révolution, si des intrigants ont remplacé d’autres intrigants, si une tyrannie légale semble avoir succédé à l’ancien despotisme, n’en cherchez point ailleurs la cause que dans le privilège que se sont arrogés les mandataires du peuple de se jouer impunément des droits de ceux qu’ils ont caressés bassement pendant les élections. » Maximilien Robespierre - 29 Juillet 1792

12/02/2013

Le désir d'être inutile, Hugo Pratt (extrait)

"A cette école primaire, quand j’avais sept ans, il m’est arrivé un incident étrange. A la suite d’une insolation, j’ai perdu la mémoire. Je suis resté pendant six mois en état de choc, ne me souvenant plus que d’une grande lumière, puis je suis brusquement redevenu normal. Pendant toute cette période, on m’avait mis dans une section spéciale de mon école, réservée aux élèves déficients mentaux. Nous étions huit, et devions porter un uniforme noir, alors que les élèves normaux étaient habillés en blanc. Quand je me suis comme réveillé, on m’a redonné l’uniforme blanc, et les élèves considérés comme débiles m’ont demandé : « Mais qu’est-ce que tu fais là, habillé en blanc comme tous ces cons? » J’ai finalement préféré rester avec ces sept élèves, j’avais plus d’amitié pour eux que pour les autres. Je me demande si certains ne faisaient pas semblant d’être déficients mentaux, car on était moins exigeants pour les élèves de cette section.
Ce qui m’intrigue aussi, c’est que ces sept élèves s’en sont bien tirés plus tard. L’un d’eux vend des souvenirs aux touristes, place Saint-Marc, à Venise. A chaque fois qu'il me voit, il s’exclame : « Hugo, tu te rappelles quand nous étions dans notre école de débiles ? » Quand je me promène avec, par exemple, un éditeur, c’est une phrase qui fait sensation. " Le désir d'être inutile, Hugo Pratt

10/02/2013

Dans une civilisation aussi matérialiste... (Jack London)

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Dans une civilisation aussi matérialiste, fondée non pas sur l'individu, mais sur la propriété, il est inévitable que cette dernière soit mieux défendue que la personne humaine, et que les crimes contre la propriété soient stigmatisés de façon plus exemplaire que ceux commis contre l'homme. Jack London

(A gauche, Jack London dans La jeunesse de Corto Maltese)

Rain and tears, Aphrodite's Child

Quel grand groupe qu'était Aphrodite's Child. S'ensuiveront des carrières remarquables de Vangelis et Demis dont je suis fan.
Un clip d'une certaine époque, avec ces hippies romantiques.


Aphrodite's Child - Rain And Tears par kalmar

08/02/2013

L'amour est-il oublié de la philosophie ?


L'amour est-il oublié de la philosophie ? par venzal

03/02/2013

Nouvel entretien avec Jean-Claude Michéa

31/01/2013

Et un travail pour tous ? Un toit pour tous ?

Le mariage pour tous c'est bien mais à quand un travail pour tous ? ou encore un toit pour tous ?
La décence ordinaire n'appelle-t-elle pas à combler l'essentiel de survie ? Anthony

29/01/2013

Poème brésilien sur le destin

J'ai fait un rêve, la nuit de Noël.
Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur.
Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte,
la mienne et celle du Seigneur.
L'idée me vint - c'était un songe -
que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.
Je me suis arrêté pour regarder en arrière.
J'ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin.
Mais je remarquai qu'en certains endroits,
au lieu de deux empreintes, il n'y en avait plus qu'une.
J'ai revu le film de ma vie.
O surprise!
Les lieux de l'empreinte unique
correspondaient aux jours les plus sombres
de mon existence.
Jours d'angoisse ou de mauvais vouloir ;
jours d'égoïsme ou de mauvaise humeur ;
jours d'épreuve et de doute ;
jours intenables...
jours où, moi aussi, j'avais été intenable.
Alors, me tournant vers le Seigneur, j'osai lui faire des reproches:
"Tu nous a pourtant promis d'être avec nous tous les jours!
Pourquoi n'as-tu pas tenu ta promesse?
Pourquoi m'avoir laissé seul aux pires moments de ma vie?
Aux jours où j'avais le plus besoin de ta présence?"
Mais le Seigneur m'a répondu:
" Mon ami, les jours où tu ne vois qu'une trace
de pas sur le sable,
ce sont les jours, où je t'ai porté."

Ademar de Barros, poète brésilien

25/01/2013

L'étoile de Nietzsche

"Il faut encore porter du chaos en soi
pour pouvoir donner naissance
à une étoile dansante." F.Nietzsche

22/01/2013

Ici vit un homme libre, personne ne le sert

1984-book.jpg« (...) En 1938, Orwell écrivait qu’il était difficile d’échapper à l’idée que "les hommes ne sont moraux que lorsqu’ils sont sans pouvoir". Ce jugement n’est pas aussi pessimiste qu’il y parait. Il prend simplement acte du fait que le pouvoir (et cela inclut évidemment celui que confère la richesse ou la célébrité) tend naturellement à enfermer ceux qui le détiennent dans un univers séparé de la réalité commune et des limites qui la définissent. C’est pourquoi l’habitude de vivre au dessus (et sur le dos) de ses semblables finit presque toujours par altérer le sens des autres et celui des réalités les plus élémentaires. De là, cette arrogance surréaliste et ce terrible manque de bon sens qui caractérisent généralement les élites modernes – c’est-à-dire celles qui ne possèdent même plus cette culture morale partagée ("noblesse oblige") qui permettaient, de temps à autre, aux anciennes aristocraties de se comporter de façon honorable. C’est un point que l’Evangile avait déjà su mettre en évidence lorsqu’il enseignait qu’il "est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un riche d’entrer au royaume des Cieux". Si l’on préfère une formulation plus laïque de cet axiome populiste (ou anarchiste) on se souviendra également de la magnifique formule de Camus (dans la postérité du soleil) : "Ici vit un homme libre, personne ne le sert". (...) » J.-C.Michéa

20/01/2013

Corto Maltese dans Tango

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"J'ai une antipathie innée pour les censeurs, les prud'hommes
et, par dessus tout, les rédempteurs." (Corto Maltese - Tango)

18/01/2013

Extrait de 1984, George Orwell

"Tout cela n’avait pas de sens. Ils le savaient tous deux. En réalité, il n’y avait aucun moyen d’évasion. Ils n’avaient même pas l’intention de réaliser le seul plan qui fût praticable, le suicide. S’accrocher jour après jour, semaine après semaine, pour prolonger un présent qui n’avait pas de futur, était un instinct qu’on ne pouvait vaincre, comme on ne peut empêcher les poumons d’aspirer l’air tant qu’il y a de l’air à respirer." (1984 - George Orwell - p. 204)

11/01/2013

Depardieu et Cohn Bendit : deux faces d'une même pièce libérale-libertaire

Je vis dans un pays où ce sont les cons bandits qui donnent des leçons de morale aux richissimes et déserteuses vedettes. A quand les cons bandits, qui ont tendance à porter sur le rouquin, sortent leur traité de philosophie morale et universelle ?

Autre question existentielle : si l'on n'est pas de droite, est-on obligé d'être de pseudo-gauche pédophile ?

Réponse possible : à vrai dire, je ne suis pas libéral. Je conchie donc à la fois l'Obélix du septième art et les cons bandits ! Anthony

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06/01/2013

Le courage. Pour la jeunesse. Jean Jaurès

"Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."
Jean Jaurès - Discours à la jeunesse, Albi, 1903

04/01/2013

Taoïsme et anarchisme

“L'appel aux armes est de toutes les vertus, la plus basse ; les récompenses et les châtiments sont les modalités d'éducation les plus inférieures ; les rites et les lois les moyens de gouverner les plus méprisables.” (Tchouang-Tseu)
Produire sans posséder, agir sans s’imposer, développer sans dominer.” (Lao tseu)

Le Tao signifie la Voie, la Voie de l’affranchissement de l’individu par lui - même, en-dehors de tout système politique, religieux ou philosophique. Cette conception conduit au respect absolu de sa liberté et de la liberté de l’autre, dans la confiance absolue et respectueuse de la Nature. Dans la soumission consciente aux seules lois naturelles, l’homme ne peut être heureux que s’il ne vit que pour et par lui - même et non en fonction d’un but qui lui est extérieur ou des influences de toutes sortent qu’il peut subir. Cette voie de réalisation passe par le non agir. Le non agir ou encore non interventionnisme, permet d’échapper à l’emprise d’une société autoritaire, dirigiste, décidant une fois pour toutes les relations de l’individu avec son environnement naturel et humain et avec lui - même par toute une série de règles considérées comme immuables.
Pour l’anarchiste, ni dieu ni maître ! Cela ne signifie pas qu’il ignore qu’il existe une vie intérieure, qu’il en fasse fi de toute démarche de développement personnel. Il réfléchit, médite, compare. Comme il est dit joliment quelque part “ "Sculpter sa statue intérieure, dit encore Socrate, c'est vivre selon la Sagesse". ”. Il s‘enrichit constamment par l’étude et la réflexion et se constitue ainsi une Connaissance intime des êtres et des phénomènes par laquelle il s’affranchit peu à peu de toute forme de pouvoir.
Taoïsme et Anarchie encouragent une vision démocratique et scientifique des choses et des phénomènes qui les animent. Il s’agit d’observer et de comprendre sans chercher à ne rien imposer. Il est hors de question de vaincre et d’imposer. Ils en ont déduit une conception de la société basée sur l’observation de la Nature et de ses mécanismes régulateurs.
L’Univers est dans un état permanent de fluctuations. La Vie est un processus qui se développe sans cesse. Rien jamais n’y est constant. C’est une dynamique procédant de deux flux énergétiques contraires le Yin et le Yang dont la complémentarité assure l’harmonie et l’unité de la Nature, Nature auto-suffisante et dont l’existence se passe fort bien de toute idée d’un démiurge omnipotent et omniscient. Cette conception (…) s’appuie sur une écologie sociale insistant sur l’unicité dans la diversité et la croissance perpétuelle. (…)
Il ne peut pas y avoir de valeurs absolues hors des lois naturelles. La morale ordinaire est constituée de lois humaines non valides, à géométrie variable en fonction du lieu et du moment. (…) Taoïste et Anarchiste rejettent toute notion de péché originel. L’homme est par nature innocent de toute faute, possédant de naissance une prédisposition à la bonté. Ils recommandent et appliquent un art de vivre basé sur la simplicité, la spontanéité, la générosité, le détachement, le jeu créatif, l’absence de prétention, de volonté de pouvoir, d’avidité de richesses. François d’Alayrac