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29/06/2014

Toni Truand 1, Le Cirque du Pote disparu : nouvel extrait

couv-products-9026.pngUn mecton style mailloche entra, d’une taille d’au moins un mètre nonante. Un crâne rasé. Il s’installa au compte égouttoir (décontraction de comptoir) et se mit à regarder chaque personne qui se trouvait à cet instant dans le rab. Une par une, des pieds jusqu’à la frimousse.
Ce fut le tour à ton Toni ! Ce n’est pas que je me faisais des idées, tu vois, mais il s’attardait sur mégnace. Homo ? Je ne pouvais le savoir en vérité. Je flippais.
Eh mais voilà qu’il s’approcha de ma bouille. Il croyait peut-être m’impressionner. Certes, je suis plus petit que lui mais costaud quand même !
Tu ne me croiras pas si tu ne veux pas, mais il me demanda si j’étais bien Toni Truand. J’étais scié encore une fois. C’est moi normalement qui cherchais des gens ! Il me dit de le suivre. On devait sortir à l’extérieur (le contraire serait difficile). Il fallait sans nul doute que je me méfie davantage. Quand un gnaf comme ça débarque et te dit ton nom sans que tu le connaisses ni dedans ni Dave, eh bien tu ne sais pas trop ce qui va t’arriver. Certes, je fais présentement un peu trop de sensationnel mais c’est tentant, tonton, de succomber à la tentation d’ajouter un petit peu de piment.
Je n’aime pas les piments ! Mais j’aime les pâtes, le foie quand il est gras, le vin quand il est blanc et le chèvre quand il est sec. Je suis sensible également au chocolat de préfet rance noir.
J’aime, j’aime pas. Dans une converse ordinaire, je me demande des fois si chacun d’entre nous ne passe pas son temps à énumérer, en vrac pour les plus brouillons, ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas. Ledit dialogue se résume quelquefois à un échange à caractère évaluatif sur ce que les deux communicants ont de commun (j’aime et tu aimes aussi) et sur ce qu’ils ont de différent (j’aime mais toi tu n’aimes pas). Je raffole de mes explications à deux Yen sur la communication, pas toi ?
Une fois que j’eusse mis le nez dehors, la grande armoire sans cheveux m’agrippa les deux louches assez viol-amant puis osa me dire :
—    Suis moi.
Il avait un sens de l’humour remarquable et culotté. Je n’avais pas le choix d’obtempérer étant donnée la façon dont il me tenait, comme il me traitait. Ce genre de gus me faisait penser aux débiles néo-nazis qu’on devrait adéquatement nommer néo-nazes. Le pléonasme est certain. Ceci dit, j’arrête ces subtilités. Elles sont à l’opposé des idées péjoratives que défendent ces énergumènes.

Le Sphynx Toni Truand, Le Cirque du Pote disparu - 191 pages, 14,8x21 cm - est disponible auprès de moi (contactez-moi sur Facebook ou à anto.mi@wanadoo.fr) ou bien sur TheBookEdition.
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27/06/2014

La Dauche c’est la Groite, par Jean-Claude Michéa (1/3)

En se définissant comme anarchiste tory, George Orwell malmenait le confort sémantique de la gauche britannique. Briser le politiquement correct du langage idéologique était pour lui le préalable indispensable à toute réflexion politique. Mais l’écrivain anglais a surtout montré comment la gauche moderne a refermé définitivement le piège historique du capitalisme sur les travailleurs et les simples gens.

 Orwell a très bien senti que la décomposition de l’intelligence critique était déjà largement à l’œuvre dans les sociétés libérales. Et si nous de-vons en juger par les formes de jargon qui envahissent à présent l’univers des médias, de l’entreprise ou de l’administration, c’est assurément un diagnostic que rien n’a infirmé. Or, si le journaliste branché, le cadre dynamique, l’expert compétent ou le gestionnaire avisé n’apparaissent plus capables de s’exprimer autrement que selon les règles de leurs novlangues spécifiques, il ne peut s’agir, d’un point de vue orwellien, d’une évolution innocente. Elle me-sure, en vérité, l’emprise croissante que ces différents pouvoirs ne cessent d’exercer sur nos vies.

Réhabiliter une certaine  quantité de «conservatisme»

C’est pourquoi, les critiques et les mises en garde répétées d’Orwell contre la décadence accélérée du langage moderne, ses appels à préserver un anglais vivant et populaire, comme aussi son choix de la littérature en tant que forme privilégiée de l’écriture politique, ne doivent en au-cun cas être tenus pour les signes d’un purisme maniaque et élitaire. C’est tout le contraire qui est vrai : c’est parce que les élites modernes sont désormais en mesure de re-construire un monde entièrement à leur image, que le langage contemporain – et singulièrement celui de la jeunesse, cible principale de la so-ciété marchande – s’est appauvri de façon si caractéristique et que disparaissent peu à peu aussi bien le génie populaire de la langue que la sensibilité poétique1.
C’est cette nécessité de protéger la civilité et le langage traditionnels contre les effets de la domination de classe, qui est, vraisemblablement, à l’origine du besoin si souvent ressenti par Orwell de réhabiliter une certaine quantité de « conservatisme ». Aucune société décente, en effet, ne peut advenir, ni même être imaginée, si nous persistons, dans la tradition apocalyptique ouverte par Saint Jean et Saint Augustin, à célébrer l’avènement de « l’homme nouveau » et à prêcher la nécessité permanente de « faire du passé table rase ». En réalité, on ne peut espérer « changer la vie » si nous n’acceptons pas de prendre les appuis appropriés sur un vaste héritage anthropologique, moral et linguistique dont l’oubli ou le refus ont toujours conduit les intellectuels « révolutionnaires » à édifier les systèmes politiques les plus pervers et les plus étouffants qui soient. C’est une autre manière de dire qu’aucune société digne des possibilités modernes de l’espèce humaine n’a la moindre chance de voir le jour si le mouvement radical demeure incapable d’assumer clairement un certain nombre d’exigences conservatrices. Telle est, de ce point de vue, la dernière – et la plus fondamentale – leçon de 1984 : le sens du passé, qui inclut forcément une certaine aptitude à la nostalgie, est une condition absolument décisive de toute entreprise révolutionnaire qui se propose d’être autre chose qu’une variante supplémentaire des erreurs et des crimes déjà commis.
— « À quoi devons-nous boire cette fois [ demanda O’Brien ] ? À la confusion de la Police de la Pensée ? À la mort de Big Brother ? À l’humanité ? À l’avenir ?
— Au passé, répondit Winston.
— Le passé est plus important, consentit O’Brien gravement. »
(1984, p. 251.)
Jean-Claude Michéa - immediatement.com

23/06/2014

Cristeros, mon avis sur ce film

PHO9c71b8dc-cb9c-11e3-b9b1-be03fea75ed2-805x453.jpgJ'ai enfin vu le film Cristeros qui soulève une certaine polémique ces derniers temps.
En premier lieu, je voudrais faire remarquer que, quelques jours après sa sortie, les appréciations très positives de ce film sur le célèbre site internet dédié au cinéma Allociné.fr ont tout simplement été supprimées. Chose que j'avais prédite. (Dis-moi qui nous censure, je te dirais entre autres qui nous gouverne. Un indice de réponse dans cet article.)
En effet, je n'ai pas trouvé, sur ce site, un second film qui soit sans notes de la presse ni notes du public. Cristeros est ainsi exceptionnellement et négativement traité...
En second lieu, concernant le film en lui-même, je ne trouve pas sa réalisation super. Parfois, ça fait un peu film TV et les dialogues peuvent sembler un peu légers. Je n'ai pas, par ailleurs, compté le nombre de fois où il est scandé : "Vive le Christ roi !" A part ça, le film est très intéressant et est plein de bonnes intentions, la plus valeureuse étant de rétablir une certaine vérité concernant la violence du pouvoir maçonnique et pseudo-révolutionnaire infligée aux paysans catholiques. En passant, très bonne prestation d'Andy Garcia.
C'est tellement devenu à la mode de renier les pourtant incontournables racines catholiques françaises, voire de les moquer ou de les discréditer à fond, que de voir un film valorisant le catholicisme fait tout bizarre, même si c'est à travers l'histoire d'un autre pays.
Enfin, puisque la majeure partie des classes populaires mexicaines est la paysannerie, nous pouvons dire qu'il s'agissait, en cette période 1926-29, d'une révolte authentiquement populaire et patriotique. Il est plaisant de voir également l'image de Jésus-Christ accolée à celle-ci puisqu'à bien lire les Évangiles icelui est un révolutionnaire. D'où ces catholiques qui prennent les armes et qui, en même temps, au moment de la mise à mort de certaines de leurs individualités, pardonnent à leur ennemi.
Un bel exemple, donc, de "révolution conservatrice" bien comprise, c'est-à-dire conçue comme le soulèvement des représentants de la Décence ordinaire face à la brutale et indécente opposition, découpée de tout sens du passé.
Un bel exemple de rébellion sociale, patriotique et catholique qui historiquement colle bien avec le positionnement général des gauches sud-américaines et devrait inspirer tous les gens se disant de gauche et caricaturalement mal à l'aise avec tout ce qui se rapporte à la religion, avec le sentiment national, avec un certain héritage moral et bénéfique qu'on peut relever de la France chrétienne. (Propos d'un agnostique christique.) Louison Chimel

18/06/2014

Journée dédicaces à Lyon

anthony+michel.jpgDimanche 22 Juin 2014. Inédit place Ambroise Courtois Lyon 8. Dédicace A l'Air Libre
Réalisé en partenariat avec la Librairie Mobile du Val de Saône.
"Le soleil brille, votre auteur parle en tête à tête avec vous,
puis vient le temps du silence et d'accomplir sa dédicace.
Venez rencontrer M. Louison Chimel, Lyonnais et auteur des aventures de Toni Truand, romans argotiques d'espionnage, anecdotes littéraires et autres essais au rendez-vous"

Page Google + du Chat Policier

16/06/2014

Un site en flash dédié à l'ensemble de mes ouvrages

Salut, chers lecteurs !

Je vous rappelle que mon site d'infos et ventes de mes livres est mis à jour.
Il est accessible en cliquant sur le lien suivant :
Tous les livres d'Louison Chimel
Vous y retrouvez toutes mes parutions jusqu'à ce jour, des Toni Truand aux Louison Chimel,
jusqu'à mes deux derniers essais : Résigné et Révolté, et L'Anarque.
Avec des extraits, des infos autour des œuvres, ainsi qu'une fonction PayPal pour toute commande.

Merci de votre fidélité.

Anthony

13/06/2014

Un documentaire sur le rêve américain

10/06/2014

A chacun sa statue de la beauté, Proudhon

Aphrodite-Guerriere.jpg"Tous autant que nous vivons sommes artistes,
et notre métier à tous est d'élever en nos personnes,
dans nos corps et dans nos âmes,
une statue de la beauté."

(Pierre-Joseph Proudhon, Philosophie du progrès)

05/06/2014

Le désir d'anarchie

couv-products-99349.pngErnst Jünger écrit concernant l’histoire des hommes des cent dernières années : « [...] tout rationalisme mène au mécanisme et tout mécanisme à la torture, comme à sa conséquence logique : ce qu’on ne voyait pas encore au XIXe siècle. Il ne faut rien de moins qu’un miracle pour sauver l’homme de tels tourbillons. Et ce miracle s’est produit d’innombrables fois […] Cela s’est vu jusque dans les prisons […] En toute occurrence, envers chacun, l’homme seul peut ainsi devenir le prochain — ce qui révèle son être inné. » Il évoque ensuite « la personne du gardien qui glisse secrètement au prisonnier un morceau de pain. De telles actions ne peuvent se perdre : et c’est d’elles que vit le monde. Elles sont les sacrifices sur lesquels il est fondé* ». De là, l’Anarque oppose au fait mécanique le fait anarchique.
Outre, comme on les a déjà vus, les microcosmes généraux (mental, social) d’un homme qui incluent son conditionnement, il en existe d’autres à l’infini. En fonction de l’activité d’un individu, ils naissent et disparaissent. Puis ils renaissent, etc. L’homme en est le perpétuel bâtisseur. Des amoureux se retrouvent en catimini dans une chambre d’hôtel. L’homme ferme la porte derrière lui. Qu’importe le régime sous lequel vivent lui et sa bien aimée. Cette femme est peut-être la fille d’un bourreau, cet homme le frère d’un esclave. Ou bien ils sont de nationalités qui, pendant ce temps, se disputent sur le champ de bataille. Qu’importe, je répète. Ils vont, durant un instant – quelques heures ou une nuit –, se couper du monde extérieur en recréant leur propre monde alimenté d’un amour réel c’est-à-dire anarchique, qui existe malgré la pression alentour, la terreur éventuelle que le régime répand. Ces amants ne peuvent échapper totalement à leur conditionnement respectif, ils savent néanmoins être les créateurs d’un instant d’attentions partagées, de délicatesse authentique.
Jamais un système n’arrivera à bout du désir d’anarchie, qui, au fond, est très lié à ce qu’il y a de plus simple et beau en l’Individu. Il y aura toujours au moins un être avec ce ressenti, pratiquant sa moralité qui découle de la proportion anarchique de son esprit.
Quand un homme se met à lire un livre, un microcosme se fabrique également. Il se constitue de cet homme, du livre et de la lecture. Icelle est le champ d’interactions de ce microcosme. Plongé dans sa lecture et dans l’imagination des situations qu’il rencontre en lisant, l’homme crée, en effet, un microcosme. En général, il n’en a même pas conscience.
Témoigner de l’Anarchie est l’affaire du philosophe ou juste de l’homme en quête de spiritualité dans le but de parfaire sa liberté. Le fait anarchique est propre à la nature humaine en recherchant en permanence, ici où là sur la planète, l’assurance des libertés individuelle et partagée.
En vérité, l’homme riche a plus de moyens de révolutionner que l’homme pauvre. Je parle ici de moyens financiers ; l’argent – puisqu’il existe, que nous le voulions ou non – constitue matériellement
le nerf capital du combat révolutionnaire. Il permet d’aider les plus démunis, d’organiser des manifestations, de mener des offensives à l’égard des oppresseurs. C’est pourtant l’homme pauvre qui a le plus besoin de cette révolution. Il peut au moins compter sur ces hommes vivant dans sa condition et conservant un sens de la solidarité. Prêts à devenir des rebelles, leurs moyens sont d’abord spirituels. Ce qui n’est absolument pas négligeable. Au contraire, c’est ce que l’Anarque reconnaît en premier lieu. Seulement, celui qui a faim ne peut mettre de grands moyens matériels dans sa révolte et risque d’être grandement découragé. Quant à celui qui n’a pas faim, il se peut qu’il ne voie pas pourquoi révolutionner. Tant que les frigidaires ne sont pas vides, personne ne veut bouger. Lorsqu’ils le sont, personne ne peut plus bouger. Remarque pessimiste ?

L'Anarque - 321 pages, 12x18 cm - est disponible auprès de moi
(contactez-moi sur Facebook ou à anto.mi@wanadoo.fr) ou bien sur TheBookEdition.

Auprès de moi, le paiement - de 17 € frais de port inclus - peut se faire par chèque ou Paypal.

03/06/2014

Tous mes livres sont disponibles

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Anthony