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28/12/2013

La modernité c'est la ville, la postmodernité c'est la campagne !

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25/12/2013

Ave Maria, par Demis Roussos

Le traditionnel chant à écouter en ce jour.
Bonnes fêtes à vous tous, et à bientôt !
Merci de votre fidélité. Anthony

23/12/2013

Pygmalion et Galatée

pygmalion.jpgPygmalion avait taillé dans le marbre l'image de Galatée, nymphe de la mer et fille de Neptune.

Depuis des nuits, il ne dormait plus et passait des heures d'extase muette à ses pieds. L'homme sanglotait de désespoir de ne pouvoir animer cette statue qu'il avait sculptée avec tant d'amour.

Touchée par l'étrangeté et la violence de cette passion, Vénus permit au marbre de prendre vie. Et, quand la forme ravissante de Galathée s'anima, Pygmalion la reçut dans ses bras.

Mais ceci n'est qu'une image, qu'il faut transposer sur le plan spirituel : "Nous devons tous sculpter notre propre statue, dit Platon, car elle est, en réalité, notre âme. Et cette statue intérieure sera d'autant plus belle que nous aurons transcendé le désir de nous unir à elle."

"Sculpter sa statue intérieure, dit encore Socrate, c'est vivre selon la Sagesse." http://giffie.free.fr/

21/12/2013

Nos frères corbeaux, avec Michel-Georges Micberth

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Je marche dans la plaine picarde et j'ai froid au cœur. La brume jointoie le ciel et la boue. Je suis lourd et le choc mou de mes talons résonne dans ma nuque. Oppressé, je suis, par le bloc de béton armé que la vie, jour après jour, a coulé dans ma poitrine. Partout le futile, le nul, le désespérément salaud, la trahison. Mes frères corbeaux volent autour de ma tête et me tressent une couronne noire. (Michel-Georges Micberth, La Lettre)

19/12/2013

Il ne peut y avoir de " société capitaliste " au sens véritable du terme. (2/2/

On comprend maintenant la terrible originalité du paradigme capitaliste, au règne duquel toutes les communautés du monde sont désormais invitées à se plier. L'intérêt égoïste, dans lequel l'Economie politique tend nécessairement à voir l'unique moteur rationnel des conduites humaines, est précisément la seule raison d'agir qui puisse jamais constituer par elle-même ce qu'on appelle depuis Nietzche, une valeur. Une valeur, en effet, (qu'il s'agisse de l'honneur, de l'amitié, du devoir, de la compassion, du dévouement à une œuvre ou à une communauté et, d'une façon générale, de toute forme de solidarité ou de civilité) est, par définition, ce au nom de quoi un sujet peut décider, quand les circonstances l'exigent, de sacrifier tout ou partie de ses intérêts, voire, dans certaines conditions, sa vie elle-même. En d'autres termes, la disposition de l'homme au sacrifice, au renoncement ou au don, est la condition majeure sous laquelle il peut conférer du sens à sa propre vie, autrement définie par les seuls codes de la biologie. Comme on sait, par ailleurs, qu'à la différence de l'animal, " l'homme ne naît pas en portant en lui le sens défini de sa vie " , on doit nécessairement en conclure qu'aucune société humaine n'est possible là où n'ont pas été imaginés et institués " les montages normatifs grâce auxquels les sujets des générations successives parviennent au statut d'humains

"C'est donc pour des raisons de structure qu'il n'existe pas, ni ne pourra jamais exister, de " société capitaliste " au sens véritable du terme. Ce serait là le nom d'une pure impossibilité anthropologique. Un système dont les conditions idéales de fonctionnement ne font appel, par définition, qu'à la logique de l'intérêt bien compris, est en effet dans l'impossibilité constitutive d'élaborer les signifiants-maîtres que toute communauté humaine requiert pour persévérer dans son être. De fait, le système capitaliste n'a pu être historiquement expérimenté au sein des sociétés occidentales, puis s'y développer de la manière que l'on sait, que parce qu'à chaque étape de son histoire, il a puisé les valeurs et les habitus qui lui étaient nécessaires dans tout un trésor de civilités - aussi bien anciennes que modernes - qu'il était lui-même, par nature, incapable d'édifier. Comme le rappelle avec raison Castoriadis, " le capitalisme n'a pu fonctionner que parce qu'il a hérité d'une série de types anthropologiques qu'il n'a pas crées et n'aurait pas pu créer lui-même : des juges incorruptibles, des fonctionnaires intègres et weberiens, des éducateurs qui se consacrent à leur vocation, des ouvriers qui ont un minimum de conscience professionnelle, etc. Ces types ne surgissent pas et ne peuvent pas surgir d'eux-mêmes, ils ont été crées dans des périodes historiques antérieures ".

Un système capitaliste n'est donc historiquement viable - et même, sous ce rapport, capable de généraliser à l'ensemble de la société certains des effets incontestablement émancipateurs de l'échange marchand - , que si les communautés où son règne est expérimenté sont suffisamment solides et vivantes pour contenir d'elles-mêmes les effets anthropologiquement destructeurs de l'Economie autonomisée. Si, en revanche, une puissance historique quelconque en venait réellement à proposer de ce système autre chose que des applications partielles et limitées ; si, en d'autres termes, l'hypothèse économique cessait d'être ce qu'elle était encore essentiellement jusqu'à présent, à savoir une ingénieuse utopie, alors l'humanité devait se préparer à affronter une vie innommable et des nuisances infinies.

L'histoire des trente dernières années est précisément celle des efforts prométhéens que déploient les nouvelles élites mondiales pour réaliser à n'importe quel prix cette société impossible. L'Enseignement de l'Ignorance - J.-C.Michéa

17/12/2013

Anthony sur Bitstrips : Anthony au Japon, partie 3 (désolé pour la coquille)

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15/12/2013

Il ne peut y avoir de " société capitaliste " au sens véritable du terme. (1/2

Le dispositif théorique de l'Economie politique repose sur une idée simple et ingénieuse : celle qu'il suffirait pour assurer automatiquement la Paix, la Prospérité et le Bonheur - trois rêves immémoriaux de l'humanité - d'abolir tout ce qui, dans les mœurs, les coutumes, les lois des sociétés existantes fait obstacle au jeu " naturel du Marché, c'est-à-dire son fonctionnement sans entraves ni temps morts. Pour étayer cette hypothèse, et formuler des " lois " qui aient la rigueur apparente des énoncés newtoniens, l'économiste est inévitablement conduit, d'une manière ou d'une autre, à décrire les hommes comme des " atomes sociaux " (ou des " monades "), indéfiniment mobiles et mus par une seule considération : celle de leur intérêt bien compris. La validité théorique et pratique de cette construction dépend donc, naturellement, de la propension réelle des individus à fonctionner comme la théorie l'exige, c'est-à-dire de façon effectivement nomade et atomisée. C'est pourquoi la mise en œuvre de l'économie libérale ( il s'agit d'un pléonasme ) ne suppose pas seulement l'institution, à première vue paradoxale, d'une autorité politique suffisamment puissante pour briser impitoyablement tous les obstacles que la religion, le droit et la coutume opposent au " désenchâssement " du marché et à son unification sans frontière. Elle demande encore qu'on donne une existence pratique à la forme anthropologique correspondante : celle de l'individu entièrement " rationnel ", c'est-à-dire égoïste et calculateur et, à ce titre, libéré des " préjugés ", " superstitions " ou " archaïsmes " qu'engendrent nécessairement - selon l'hypothèse libérale - toutes les espèces empiriquement existantes de filiation, d'appartenance ou d'enracinement.

Comme on peut le constater, le projet de la " science " économique - c'est-à-dire, en fait, selon l'expression de Paul Lafargue, de la Religion du Capital - n'est donc pas séparable des représentations modernes de la raison comme instrument privilégié du calcul égoïste, autrement dit comme autorité naturelle capable d'éclairer le sujet sur son " utile propre " (Spinoza) et d'ordonner à son profit le tumulte des passions. C'est cette idée philosophique - bien différente du " Logos " antique - qui permet, par exemple, de comprendre l'inquiétante remarque de Hume selon laquelle " il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à une égratignure à mon doigt ". Elle explique également pourquoi Engels a pu voir dans le triomphe de cette raison le " règne idéalisé de la bourgeoisie ".  (L'Enseignement de l'Ignorance - J.-C.Michéa)

13/12/2013

Anthony sur Bitstrips : Anthony au Japon, partie 2

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12/12/2013

Sur les sexes interchangeables

amiti%C3%A9-homme-femme.jpgSi je comprends bien, il faut maintenant, dans les crèches et les maternelles, sensibiliser les minotes à la possibilité, pour elles, de jouer aux petits soldats et les minots à la poupée.
Donc si je continue d'essayer de comprendre, il est malsain, dans une société, que les minotes ne jouent
qu'à la poupée et les minots qu'aux petits soldats. Par contre, n'est-il pas idéalement regrettable de jouer aux petits soldats dans le sens où il s'agit alors de jouer à tuer son voisin ?
Idéalement, il y en a donc qui veulent l'interchangeabilité des sexes et d'autres un monde sans
armes de guerre. Suis-je à présent un fasciste si je me méfie énormément de la première chose et si
j'aimerais profondément la deuxième ? Un monde plus beau ne sera donc pas celui sans guerre mais celui où il y aura toujours des guerres mais faites par des femmes. En ce sens, l'oligarchie qui nous gouverne peut bel et bien affirmer que la femme est l'avenir de l'homme (mais quel avenir...). La démilitarisation progressive du Monde ? Pas important... Anthony

10/12/2013

Anthony sur Bitstrips : Anthony au Japon, partie 1

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09/12/2013

L'anarchisme conservateur de J.-C.Michéa

Le complexe d’Orphée définit l’imaginaire de la gauche progressiste dans la mesure ou Orphée, pour ramener Eurydice des enfers, avait dû s’engager à aller toujours de l’avant sans jamais s’autoriser le moindre regard en arrière - Ce que Bailly appelle l’effet « cliquet » en matière d’acquis sociaux – De même les socialistes marxistes sont persuadés qu’il y a un mystérieux sens de l’histoire porté par le développement inexorable des techniques vers un avenir radieux… et qu’il est impossible qu’ils aient abandonné derrière eux quelque-chose qui était correct !...

Michéa préconise d’abandonner l’utopie Marxiste (c’est à dire l’idéalisme scientifique) au profit du « roc » de Mauss (C’est à dire des rapports humains structurés autour du trépied : donner, recevoir et rendre). Roc qu’Orwell appelle maintenant « décence commune » et dont le retour constitue un véritable anarchisme conservateur, réclamant l’ancrage dans des structures de réciprocité que le développement illimité du marché et du droit menace de détruire peu à peu. Cet anarchisme conservateur se situe à égale distance entre les blancs (capitalisme) et les rouges (Collectivisme) mais il a été balayé en 1980 lorsque s’est imposé partout l’idée que toute tentative de rupture avec le capitalisme ne pouvait que conduire au totalitarisme et au goulag. La gauche originelle qui aurait dû incarner l’anarchisme conservateur s’est alors perdue avec l’idéologie « ni réaction, ni révolution » et en fabriquant un antagonisme électoral artificiel en son sein (libéralisme économique de Tocqueville d’un coté et gauche antiraciste et citoyenne de l’autre). Antagonisme venu remplacer l’ancienne scission entre royalistes (Blancs) et prolétariat (Rouge). La couleur rose étant la traduction parfaite du nouvel antagonisme interne qui est venu affaiblir le « parti du mouvement » né au XIXème siècle.  Parallèlement le libéralisme, qui n’était qu’une doctrine des limites qu’il convenait d’imposer à l’emprise de l’Etat et de l’Eglise pour ramener la balle au centre, s’est mis à récuser les critères de bon sens qui permettent de distinguer une action honnête d’une action malhonnête ; et cela sous prétexte qu’il s’agit de pures construction arbitraires. Incapable de définir par lui-même ses propres limites, il a accepté l’extension illimitée du droit de chacun à satisfaire ses lubies personnelles et laissé saper tous les fondements symboliques et pratiques de la vie en commun.

L’épuisement des ressources naturelles et les guerres qui vont avec sont-elles au bout du chemin ?

Mais qui, actuellement, est capable d’incarner un socialisme anarchiste et conservateur prêt à remettre le « roc » de Mauss au centre de la communauté ?.

dominiquequenin.over-blog.com - 5 octobre 2011

07/12/2013

Ma réaction sur la mort de Nelson Mandela

vol_553.jpgHalte à l'idéalisation de Nelson Mandela ! La situation du pays sud-africain est loin d'être rose aujourd'hui. Et si l'apartheid racial avait laissé place à un apartheid social ?
D'où notamment l'article que je mets en lien à la fin, dont je ne porte pas spécialement l'auteur dans mon cœur mais, pour autant, les chiffres sont ce qu'ils sont...
Seulement voilà, le monde médiatico-politique s'extasie beaucoup plus sur les questions raciales que sur celles sociales. Pour quelle raison vouer ainsi un culte à la question raciale ? Discrimination négative ou positive reste, pour moi, discrimination. Question raciale omniprésente afin de mieux s'assurer, pour ceux qui nous gouvernent, la conservation de leur pouvoir. Il faut qu'à tout prix le conflit riches/pauvres soit occulté par, par exemple, celui noir/blanc.
Je resterai plus marqué par la mort d'un Hugo Chavez qui - sur le plan social, éducatif mais également géopolitique - a réalisé des avancées considérables au Venezuela par rapport à Mandela et ses successeurs.
Autre exemple : comment expliquer que la troisième personnalité historique préférée des Italiens soit Mussolini ? Sauf qu'oser simplement s'intéresser au progrès social que le régime fasciste a pu permettre est déjà suspect. N'oublions pas que l'histoire est écrite par les vainqueurs, jamais par les vaincus.
La question raciale doit reste alors majeure. Même si, en l'occurrence en Italie, les lois racistes sont nées quinze ans après les débuts du fascisme et qu'en proportion les Italiens ont cherché à protéger davantage de potentiels déportés que les Français. Mais encore une fois, mes propos seront suspects !
Et l'arrivée du nazisme ne se fait-elle pas sur une crise sociale en Allemagne ? Combien a-t-il existé de théories racistes dans l'histoire qui seraient arrivées au pouvoir ? Pas besoin de théories, cependant, pour qu'il y ait eu l'existence de la traite des Noirs qui a duré des dizaines d'années.
Évidemment, alors, qu'un Martin Luther King, comme Mandela à sa manière, fut nécessaire.
Mais en effet, il existe toujours le risque qu'un ultra-riche (tel Rothschild avec Hitler) finance des politiques racistes. C'est vrai, parmi les profiteurs, il existe des racistes purs et durs.
Maintenant, la pauvreté n'a pas de couleur ou, plutôt, est multicolore. Mais combien de "grands politiques" souhaitent réellement l'éradiquer ? Anthony

http://www.bvoltaire.fr/bernardlugan/nelson-mandela-quel-...

05/12/2013

L'Anarque selon Michel Onfray, extrait 2

"Tragique, lucide et aristocrate, l’anarque n’a cure des ors et des brocarts ; le marbre des palais, le stuc des cabinets de ministres lui importent peu. Le Prince peut tout aussi bien être son familier que son ennemi, il peut lui parler, lui battre froid, le conseiller ou le critiquer ; à l’égard de celui-là, il en va comme des autres, il s’agit de préserver son indépendance, de garder farouchement sa liberté. Pour exprimer de façon plus concise sa figure, Jünger écrit que l’anarque est à l’anarchiste ce que le monarque est au monarchiste." (Michel Onfray, La Sculpture de Soi)

03/12/2013

François Mitterrand, vu par Michel-Georges Micberth

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[Sur François Mitterrand] J'ai honte de son physique de prélat pervers ou de gluant florentin, de ses manières onctueuses de sodomite incontinent, de sa posture de potiche peinturlurée ou de momie enclosée derrière une vitrine sale, de sa dialectique qui évoque les momeries d'un tribun de sous-préfecture, de toute la détestable médiocrité qui se dégage de son image télévisée et qui fait penser au "parrain" d'une quelconque association de malfaiteurs. (Michel-Georges Micberth, Petite Somme contre les Gentils)

01/12/2013

Ma liberté réfléchit celle d'autrui (Bakounine) : 1er extrait audio de L'Anarque

Voici le premier extrait audio de mon dernier livre L'Anarque.
Avec en première partie, un extrait du livre reprenant le châpitre Ma liberté réfléchit celle d'autrui (expression que je reprends de Bakounine)
En deuxième partie, mes commentaires et retours sur cette partie.
En troisième partie, un extrait bonus sur les différences fondamentales entre l'Homme et l'Animal selon les philosophes les plus connus (Descartes, Rousseau,...). Bonne écoute à vous tous !


L'ANARque : ma liberté réfléchit celle d'autrui... par Chimel_Antoine

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Anthony MICHEL