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16/11/2015

Point de la semaine : les attentats parisiens du vendredi 13

france+flag.jpgJ’avais prévu de parler d’autre chose cette semaine : de l’impuissance politique des citoyens, de ses raisons institutionnelles, éthiques et culturelles. En même temps, elle reste la problématique suprême. Donc les récents attentats parisiens du Vendredi 13 la concernent ; nous comprendrons mieux pourquoi plus loin.

Je n’ai pas envie d’écrire sur ma tristesse et ma colère à propos des attentats parisiens du Vendredi 13. D’autres gens savent dignement, sincèrement, témoigner en ce sens.
Par contre, l’expression qui me vient sans cesse à l’esprit est que, dans cette affaire, la France « paie les pots cassés ». Et ce, en raison entre autres de son mauvais positionnement géopolitique depuis des années, avec ses alliances devenant des allégeances vis-à-vis des puissances néo-impérialistes nord-américaine, israélienne, saoudienne et qatarie (il est logique, en passant, qu’un empire ait besoin de vassaux pour subsister). Aussi, devenir une colonie nord-américaine (ce que la France est devenue, économiquement, politiquement, médiatiquement, culturellement), c’est
œuvrer en totale opposition à une conception multipolaire du monde — alors sincèrement favorable à la liberté des peuples à disposer d’eux, à s’autodéterminer pour leur prospérité, à défendre et faire vivre leurs cultures socialisantes, à former entre eux une confédération de nations libres ;
mener une politique extérieure anti-islam, aux antipodes d’une posture dictée par le bon sens (la posture gaullienne d'autrefois) visant, dans les nations du Sud, à être bienveillant vis-à-vis des mouvements patriotiques d’émancipation et notamment de résistance vis-à-vis du colonialisme israélien. Souvenons-nous de la conférence polémique de Charles De Gaulle de novembre 1967 aux accents prophétiques. Précisons que soutenir les pétromonarchies du Golfe, ce n’est pas être « pro-islam » dans la mesure où les politiques des pays en question n’ont rien à voir avec l’islam ;
enfin soutenir des pays qui financent le terrorisme islamique, des États-Unis à l’Arabie Saoudite. Des preuves ici entre autres : http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/hilla...

Au niveau européen maintenant, il faut remettre en cause le dogme des « pays sans frontières » donc les Accords de Schengen. Pourquoi même ne pas en sortir ? Au nom de quelle posture politiquement correcte encore ? Ou bien par peur de qui, de quoi ? Le contrôle aux frontières terrestres et maritimes de la France doit être renforcé afin de mieux savoir qui arrive et qui part, et sous quels motifs — qui peuvent être politiques ou guerriers. Car nous sommes capables, je vous assure, de survivre à un contrôle à la douane ! J’ai souvent connu ceci autrefois quand j’allais en Allemagne, et l’expérience ne m’a aucunement perturbé.
Nous pouvons, de là, dénoncer la politique faussement généreuse du gouvernement français vis-à-vis de ceux baptisés les migrants — qui, en vérité, restent des réfugiés clandestins, surtout composés de jeunes hommes de vingt ans (j’ignore si les « revues d’extrême droite » le disent mais je sais que même le journal Libération le dit) — à qui on n’offre aucune chance d’émancipation ni ici ni chez eux. Car, à part les mettre dans des camps et leur donner quelques nourritures et habits, c’est tout ce que nous faisons. Où sont les informations sur le devenir de ces réfugiés ? Avec sincérité et sans double intérêt caché, il faut combattre le terrorisme chez eux — là où il est né — pour permettre à tous les réfugiés de retrouver leurs terres. Ce dont ils aspirent en très grande majorité. Car, n’en déplaise aux idéologues mondialistes et à leurs perroquets spécialisés dans la parole pseudo-charitable, tout individu préfère évoluer près des siens, qui parlent sa langue, évoluent selon sa culture et dans ce quartier qu’il connaît très bien. Il n’y a pas de profonde émancipation sans enracinement. Entre autres, cette chère philosophe Simone Weil (1909-43) — avec un W, rien à voir avec une certaine politicienne — nous le rappelle très bien !

En politique intérieure, nous devons refuser qu’il existe ce que nous appelons des zones de non droit en France. Ainsi, nous devons donner les moyens nécessaires aux forces de l’ordre d’aller à n’importe quel endroit sur le territoire français, faire les fouilles nécessaires afin notamment de lutter réellement contre le trafic d’armes, de savoir quelles armes se baladent aujourd’hui en France. C’est un problème qui remonte à des décennies. Il s’agit, au moins une fois, de faire un véritable inventaire du territoire national !
Nous pourrions évoquer aussi les conséquences problématiques de la binationalité, attisant le séparatisme, ou encore le rétablissement du service militaire comme une des solutions à la crise sociale et identitaire que traverse notre pays afin de connaître la condition morale de la jeunesse de France et de lui apporter un soutien plus efficace.

Il existe toutefois un problème capital : nos gouvernants ne défendent pas l’intérêt des Français ni de quelconque autre peuple en vérité. Arrêtons de croire qu’ils font « ce qu’ils peuvent ». Ne les excusons en rien. Il ne faut pas leur faire confiance. Appelez-les atlantistes, mondialistes, ou comme vous préférez. Ils ont une conception de l’ordre par le chaos afin de s’assurer d’incarner toujours et encore les sauveurs de l’humanité, pour que toujours et encore une infime minorité d’individus vivent sur le dos de tous les peuples du monde, sans exception !
Ce qui revient à réfléchir sur notre impuissance politique, à devoir œuvrer pour une implosion révolutionnaire — ou contre-révolutionnaire puisque nos gouvernants se considèrent descendants de la Révolution —, pour une nouvelle constitution écrite par nous-mêmes, afin que nous devenions, nous aussi, réellement autodéterminés donc maîtres chez nous. Et ce :
quelle que soit notre confession religieuse et notre origine ethnique ;
— non pas pour faire la guerre entre nous ou contre un autre peuple mais pour nous retourner — nous, peuple de France, ainsi que les autres peuples — contre l’ensemble des impérialistes, qu’ils soient politiques, financiers ou chefs d’entreprise multinationale ;
— au nom d'une conscience de classe qui ne nous fait pas oublier que ces derniers forment les personnes les plus riches de la planète ; qui nous fait, par ailleurs, reconsidérer le rapport capital-travail au nom de la justice, de l'équité et de la dignité ; qui nous fait donc exiger une redistribution des richesses et une véritable socialisation des moyens de production et d'échange.

Mais pour cela, il faut ouvrir les yeux sur notre état d’asservissement culturel aux États-Unis, arrêter de croire que les vrais ennemis sont ceux désignés par les impérialistes alors nos ennemis sont eux-mêmes. Il faut cesser d’adopter les réflexes comportementaux suivants : se sentir libres uniquement en consommant, parler anglais pour faire « cool », jouer aux cow-boys devant un jeu vidéo ou même dans la rue en croyant qu’il faut dézinguer quelques barbus et l’affaire est réglée, comme dans les films hollywoodiens — ceci déracine, déresponsabilise, déshumanise les hommes.

N’oublions pas, enfin, que nous sommes un vieux pays issu d’un vieux continent, qu’il existe une civilisation française. Et, comme Charles De Gaulle disait :

Anthony Michel

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