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31/01/2015

Entrevue de Demis Roussos en son hommage

28/01/2015

Sur l'oligarchie libérale – extrait de l'aNarque (2/2)

couv-products-114990.pngComme l’a bien analysé le philosophe Michel Clouscard, pour s’assurer que cette majorité reste silencieuse, le capitalisme de ce pouvoir néolibéral se veut séducteur. Séducteur par le consumérisme. Ainsi, pour soi-disant se libérer – à vrai dire, finir aliéné –, il faut consommer. Pour vouloir l’objet de consommation, il faut être naturellement séduit par lui. De plus, hormis l’achat des biens, le maximum de services doit être réduit à un échange marchand. A l’échelle mondiale, l’univers de la publicité et du divertissement brasse quasiment autant d’argent que celui de l’armement. Combien croisons-nous quotidiennement de slogans publicitaires écrits, sonores ou graphiques ? Lutter donc contre ce capitalisme de la séduction demande de réaliser un travail psychologique, individuel ou collectif, afin d’analyser nos habitudes comportementales devant la marchandise, nos façons de consommer, notre asservissement à cette insidieuse liberté de consommer.

Je reviens, enfin, sur la neutralité axiologique, concept du sociologue allemand Max Weber qui désigne l’attitude d’un homme de cette profession n’émettant aucun jugement de valeur dans ses travaux. Weber précise que le sociologue doit être uniquement dans un rapport aux valeurs ; autrement dit, il doit prendre en compte, sans jugement personnel, les valeurs morales, les mœurs et les coutumes concernées dans les rapports sociaux qu’il analyse.
Chose amusante, Weber, attiré par la politique, va un peu plus loin en disant que cette posture sociologique de ne pas imposer ses valeurs s’adapte en particulier à un engagement philosophique anarchiste. En effet, le chercheur anarchiste – ou l’Anarque lui-même –, puisque détaché du droit qu’il ne reconnaît pas, sinon seulement dans une société anarchiste, fournira des meilleures analyses sociologiques.
Certains imagineront peut-être que la neutralité axiologique serait au pouvoir également dans une société anarchiste. Pourtant, si, dans le contexte d’un travail en sociologie, l’anarchisme peut permettre une certaine neutralité, il incarne sinon un certain nombre de valeurs telle l’individualité, l’amour pour la dialectique, l’entente, l’entraide, la solidarité, l’autogestion,…
A part cela, à la place du sociologue, je prendrais l’exemple de l’historien, que peut être d’une belle manière un anarque, pour des raisons que je développe dans cet ouvrage (vergogne, amour pour le logos, résignation politique, attachement à l’Individu plus qu’à l’homme donc à sa condition sociale et mentale, son évolution dans la Construction de soi).

L'Anarque - 321 pages, 12x18 cm - est disponible sur TheBookEdition
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ou à anto.mi@wanadoo.fr. Le paiement peut se faire par chèque ou Paypal.

25/01/2015

La Confiance en l'Esprit, extrait de la partie 3

couv-products-115079.pngLa Décence ordinaire et partagée ou, plus court, Décence commune est, selon le philosophe contemporain Jean-Claude Michéa, un « sentiment intuitif des choses qui ne doivent pas se faire, non seulement si l'on veut rester digne de sa propre humanité, mais surtout si l'on cherche à maintenir les conditions
d'une existence quotidienne véritablement commune » (Impasse Adam Smith). La Décence commune est un concept de l'écrivain et journaliste anglais George Orwell (1903-50) qui, dans sa langue, parlait de Common decency.
Ce sont ses rencontres avec notamment les mineurs de Wigan (ville du nord de l'Angleterre) et durant son engagement dans la Guerre civile espagnole (1936-39) qui vont nourrir cette précédente notion. Parce que, dans Décence commune, il faut entendre commune comme populaire. Les hommes qui incarnent cette décence sont effectivement les hommes ordinaires issus des classes populaires.
A présent, réfléchissons sur la notion de décence. Ce qui est décent est le minimum raisonnable (d'où un sentiment intuitif et un exemple de lien entre intuition et raison, qu'on va approfondir plus loin). Ce qui est décent est une situation digne ou une action visant à rétablir ou défendre une part de dignité propre ou d'un autre individu. Notons un lien étymologique entre digne et décent : décent vient du latin décet, et décet a pour dérivé dignus signifiant digne.
En outre, décet veut dire convenir, autrement dit venir avec. Ce qui en premier lieu « vient avec » la naissance de l'homme et donc de ce que lui-même va nommer existence est sa conscience notamment morale. On peut comparer la décence commune à une convenance naturelle (et nécessairement partagée puisqu'il faut être au moins deux pour dire ce qu'il convient ou est naturel de faire). Ce naturel est évidemment existentiel, on ne parle pas de la nature dans le sens de l'univers avec ses forêts, ses mers et ses êtres vivants. Cependant, il s'agit, par la convenance naturelle, de relever une « nature morale » de base, propre à l'être social. Elle est partagée, car commune, reconnue comme bienfaisance relative à un bagage éthique élémentaire. Celui-ci est hérité d'un conditionnement qui dépasse les générations et reste actif parmi les classes populaires malgré l'indécente menace de l'oligarchie mondiale actuelle, phénomène politique inédit dans l'histoire et à rapporter aux déshumanisantes mutations, toutes aussi inédites, du capitalisme.


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22/01/2015

Les Guignols de l'Info et la théorie du complot


Les Guignols de l_Info et la Théorie du Complot par Matricecensuree

19/01/2015

Sur l'oligarchie libérale – extrait de l'aNarque (1/2)

couv-products-114990.png[...] le gouvernement néolibéral – triomphant sur les penseurs libéraux d’antan qui, parfois, accordaient encore « trop » d’importance aux valeurs morales – doit être sans vision ni idéal politique à proprement parler. Ce gouvernement purement technocratique obéit à la vieille stratégie du « diviser pour mieux régner » tout en s’assurant que la division en question ne se transforme pas en guerre civile (idéologique d’abord, physique et matérielle ensuite) ni n’échappe à la loi du Marché. Le Marché, et le consumérisme qui en dépend, doivent être les (seules) choses unifiant la population (ce n’est même plus un peuple, terme trop politique ou philosophique pour ce pouvoir). Et ce, toujours suffisamment pour éviter cette guerre.
Sur le plan des valeurs (morale, éthique, religion), l’Etat néolibéral est donc dans la neutralité axiologique. Ce qui veut dire – et je reviens sur ce concept un peu plus loin – qu’il ne doit à aucun moment incarner ni donner un jugement de valeur. Du moins vis-à-vis du Peuple. Car ce pouvoir n’obéit qu’à la « religion du Marché ». Qu’ensuite chaque individu vive sa vie comme il l’entende et selon ses valeurs, tant que sa liberté n’empiète pas celle d’autrui ! Tant pis si ensuite, comme l’avait dit Friedrich Engels, « chacun se replie sur son mode de vie particulier ».
Le néolibéralisme – « je suis libre quand je consomme » ajouté à « je fais ce que je veux tant que
je suis sûr de ne pas embêter l’autre » – diffère bien d’une éthique libertaire, critique à l’égard du pouvoir de l’argent (imaginant même son inexistence) et adaptée à l’idée suivante : « Ce que je suis ou fais en société me libère et, ainsi, est supposé libérer l’autre. »
Mais précisément, comment ce pouvoir néo-libéral, sous pilotage oligarchique, gère son règne de la division sans implosion ? Pour éviter que la division qu’il entretient pour le faire subsister ne devienne trop importante, et alors menaçante, il doit composer avec les groupes de pression. Ceux-ci sont les émanations des conflits internes au(x) peuple(s) formant ladite division surveillée et agencée par le pouvoir néolibéral. Ces groupes de pression peuvent aller des mouvements anti-tabac ou anti-corrida aux mouvements communautaires religieux ou sexuels. Selon leur puissance politique qui s’appuie sur des revendications communautaires diverses et variées mais généralement très minoritaires au sein des classes populaires, ils gagnent bien des batailles, aidés par le système médiatique, en connivence avec l’oligarchie et relayant leurs mécontentements. Une bataille est gagnée lorsqu’une des revendications d’un groupe de pression se réalise dans une loi validée par le pouvoir néolibéral, qui agit ainsi pour assurer sa tranquillité et son maintien. La majorité du peuple – qui n’a pas accordé de légitimité à cette loi mais à qui le pouvoir s’est bien passé de demander l’avis – est pourtant restée silencieuse. Le peuple est soumis à une loi répressive pour certains, permissive pour d’autres. Mais bon, dans l’histoire, la majorité est toujours silencieuse. Même une révolution se fait avec une minorité.
D’où deux constats tragiques, qui s’entrecroisent, de George Orwell dans 1984 : « Les masses ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu’elles sont opprimées. Aussi longtemps qu’elles n’ont pas d’élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu’elles sont opprimées. »
« Ils se révolteront quand ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu’après s’être révoltés. »

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14/01/2015

La Confiance en l'Esprit, extrait de la partie 2

couv-products-115079.pngAttention de ne pas confondre conscience morale et empathie. L’Empathie est une appréhension spontanée de l'affectivité d'autrui. Avec la Conscience morale, on opère, par rapport à l'Empathie, un certain recul sur cette affectivité. Il s'agit alors de comprendre cette dernière, de la formaliser un minimum en prenant particulièrement en compte, au-delà d’elle seulement, la condition d’autrui. Une sensibilité à la Conscience morale s'acquiert sans doute à travers notre éducation reçue pendant l'enfance. Ensuite, elle s'entretient par l'étude psychologique, philosophique, sociologique, plus ou moins approfondie. Elle peut être, aussi, simplement empirique, produit de nos discernements moraux relatifs à nos expériences relationnelles.

J'entends, de surcroît, par haute conscience une connaissance acquise par récurrence et récursivité de la conscience. La volonté d'acquérir une haute conscience morale par une faculté de jugement relativement individualisée convoque la pensée à l'exercice de sa propre moralité, que j'entends comme faculté de réflexion morale. Ce qui a pour conséquence la subsistance d'un débat moral donnant au doute, et ainsi à l'éthique, une importance certaine. En même temps, il ne faut pas que le débat en question se réduise à la théorie, s'enferme dans des questionnements sans fin, au risque de retarder les actes vertueux, malmener la spontanéité du discernement moral, oublier l'Empathie.


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12/01/2015

Ma présence à Trévoux (Ain)

brocante-1.jpgCoucou ! Pour simples rencontres, ventes de mes ouvrages et dédicaces, retrouvez-moi, à partir de dix heures, au Salon du livre et du disque ce dimanche 18 janvier à Trévoux (Ain) au stand de mon ami bouquiniste Fabien Patouillard.

Plus d'infos sur le salon : Salon du livre et du disque de Trévoux

Anthony MICHEL

07/01/2015

Meilleurs voeux

Chères lectrices et chers lecteurs,

je vous souhaite à toutes et à tous une heureuse année 2015 !
Avec, avant tout, une bonne santé – physique et morale – puisque, sans elle, rien n’est possible…

En ce qui concerne mes travaux d’écriture, je poursuis mon prochain livre intitulé Anarchiste conservateur. Il se peut qu’il soit – compte tenu de sa taille – en deux tomes. Au moment où je vous écris, je planche sur l’organisation des sociétés traditionnelles, issues de tous les continents du Monde, en m’appuyant entre autres sur cette très intéressante source, le site populaction.com, qui se définit comme « base d’information sur la démocratie directe et les assemblées locales d’habitants ».

Je vous ferai part de quelques brouillons-extraits de ce projet qui, je l’espère, s’achèvera au cours de cette nouvelle année même si le travail est encore long. Une page Facebook est dédié à cet ouvrage : http://facebook.com/anarchiste.conservateur

Tous mes ouvrages parus jusqu’à aujourd’hui sont disponibles – entre autres le dernier en date, La Confiance en l’Esprit, dont vous trouverez encore des extraits sur ce blog – commandables sur :
– le site de l’imprimeur : http://www.thebookedition.com/anthonymichel
– mon site de ventes : http://anthonymichel.wix.com/livres

Merci encore de votre fidélité, et bienvenue aux nouveaux venus !

Anthony MICHEL

« Aussi longtemps que l'homme ne pensera pas par lui-même et ne prendra pas les responsabilités
lui incombant, il n'y aura pas de libération totale de la personne humaine. » (Buenaventura Durruti) 

04/01/2015

Etienne Chouard sur la démocratie des sociétés dites primitives