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26/12/2014

L'Evangile selon Saint Matthieu, Pier Paolo Pasolini

Retrouvez, en ces temps de fêtes, un chef d’œuvre pasolinien, L'Evangile selon Saint Matthieu.
A l'année prochaine, chers lecteurs... Louison Chimel

« Si l'on y réfléchit bien, le Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi. »
(André Malraux, La création artistique)

20/12/2014

L'Anarque, l'Homme-anarchie : après le « connais-toi toi-même » de Socrate

couv-products-114990.pngQue l’Anarque juge signifie qu’il approuve ou désapprouve intérieurement et en fonction de son éthique. Intérieurement non pas parce qu’il garde forcément les choses pour lui – cela dépend quel domaine de pensée sa personnalité favorise (introversion ou extraversion, intériorisante ou extériorisante) – mais il ne perd pas à l’esprit que le respect de son éthique n’engage que lui. Où se situe alors sa volonté de transformation de société, inspirée de l’Anarchie ? L’Anarque est lui-même transformation. Et si chacun est transformation alors c’est la société elle-même qui se transforme. Ici positivement car pour une liberté étendue et partagée. Dans la société nouvelle qui en découlerait, la liberté d’association entre les individus serait réalité et représenterait la base d’une nouvelle organisation sociale. Cette liberté inclut celle de contracter et de rompre le contrat, selon les formalités propres au contrat lui-même et dont les auteurs seraient les associés volontaires. Et compte tenu du respect mutuel qui existerait naturellement entre deux anarques – même si cela concerne l’utopie –, les choses qualifiées communément d’inhumaines ne seraient plus de ce Monde.
Enfin, après le « connais-toi toi-même » de Socrate, l’anarque solidaire pourrait ajouter : « Change-toi toi-même afin d’accéder à la singularité de ton bonheur. Et, comme tu n’es qu’un homme parmi les autres, ce que tu souhaites pour toi, souhaite-le pour les autres. Autrement aucun bonheur, le tien comme celui des autres, n’est possible. » Mohandas Gandhi, de son côté, résumait très bien cette précédente pensée de l’Anarque en affirmant : « Sois le changement que tu veux pour le monde. »

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13/12/2014

Le besoin de définir un intérêt commun, Errico Malatesta

XB1993.22.000.jpgEt comment les ouvriers pourraient-ils pourvoir aux besoins urgents s'ils ne sont pas déjà habitués à se réunir et à discuter ensemble des intérêts communs et ne sont pas déjà prêts, d'une certaine façon, à accepter l'héritage de la vieille société ?
Dans une ville où les négociants en grain et les patrons boulangers auront perdu leurs droits de propriété et, donc, l'intérêt à approvisionner le marché, dès le lendemain il faudra trouver dans les magasins le pain nécessaire à l'alimentation du public. Qui y pensera si les ouvriers boulangers ne sont pas déjà associés et prêts à travailler sans les patrons et si en attendant la révolution, ils n'ont pas pensé par avance à calculer les besoins de la ville et les moyens d'y pourvoir ?
Nous ne voulons pas dire pour autant que pour faire la révolution, il faut attendre que tous les ouvriers soient organisés. Ce serait impossible, vu les conditions du prolétariat, et heureusement ce n'est pas nécessaire. Mais il faut du moins qu'il y ait des noyaux autour desquels les masses puissent se regrouper rapidement, dès qu'elles seront libérées du poids qui les opprime. Si c'est une utopie de vouloir faire la révolution seulement lorsque nous serons tous prêts et d'accord, c'en est une plus grande encore que de vouloir la faire sans rien et personne. Il faut une mesure en tout. En attendant, travaillons pour que les forces conscientes et organisées du prolétariat s'accroissent autant que possible. Le reste viendra de lui-même. L'Organisation, Errico Malatesta, 1897)

08/12/2014

Ubik, par Philip K.Dick, extrait

UBIK.jpgLa porte refusa de s'ouvrir et déclara:
— Cinq cents, s'il vous plaît.
A nouveau, il chercha dans ses poches. Plus de pièces; plus rien.
— Je vous paierai demain, dit-il à la porte. (Il essaya une fois de plus d'actionner le verrou, mais celui-ci demeura fermé.). Les pièces que je vous donne constitue un pourboire, je ne suis pas obligé de vous payer.
— Je ne suis pas de cet avis, dit la porte. Regardez dans le contrat que vous avez signé en emménageant dans ce conapt.
Il trouva le contrat dans le tiroir de son bureau: depuis que le document avait été établi, il avait eu besoin maintes et maintes fois de s'y référer. La porte avait raison; le paiement pour son ouverture et sa fermeture faisait partie des charges et n'avait rien de facultatif.
— Vous avez pu voir que je ne me trompais pas, dit la porte avec une certaine suffisance.
Joe Chip sortir un couteau en acier inoxydable du tiroir à côté de l'évier; il s'en munit et entreprit systématiquement de démonter le verrou de sa porte insatiable.
— Je vous poursuivrai en justice, dit la porte tandis que tombait la première vis.
— Je n'ai jamais été poursuivi en justice par une porte. Mais je ne pense pas que j'en mourrai.

Ubik, Philip K.Dick (1969)

01/12/2014

L'aNarque : sur la charité (extrait)

couv-products-114990.pngJe reviens à la Charité. Elle est, religieusement, la croyance que Dieu est en chacun de nous. Mais peu importe ensuite, que je reconnaisse mon prochain car je crois que Dieu est en lui ou bien par humanisme ou encore car, simplement, je le conçois comme mon égal puisque être humain comme moi.
Que ce soit le religieux croyant à une morale qui pourtant ne l’a pas attendu pour être élaborée, l’homme éduqué par une éthique parentale originale ou encore l’Anarque qui croit forcément à son éthique, les trois sont dans la croyance en un système de valeurs. Mais l’Anarque veut que le sien soit réellement le sien. Il conçoit que nous agissons plus efficacement quand notre action est en harmonie avec nos valeurs éthiques profondes et autonomes, celles qui viennent vraiment de nous-mêmes, puissent-elles être en partie récupérées tout à fait consciemment d’une morale ou d’une éthique extérieure.
Le croyant, lui, risque éventuellement de tourner le dos à la Connaissance empirique qui n’est pas réservée au domaine scientifique ou professionnel. On a vu dans une précédente partie que l’homme, par sa culturalité, est un être évolutif. Dans la vie, il fait des expériences. On peut dire aussi qu’il fait son expérience de la vie.
La Règle d’or aristotélicienne, ou l’Ethique de réciprocité – élément important de l’Ethique de l’Anarque –, est tout à fait adaptée à l’Empathie et à la Conscience morale empirique (reposant justement sur l’Empathie). Mais sachons remarquer que la Règle d’or est retrouvée, avec des formulations sensiblement différentes, dans bien des textes religieux. « Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-même pour eux. » (Saint-Matthieu)

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