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29/03/2014

L'anarchisme pour le mandat impératif

" [L]es anarchistes […] [ne] craignent ou [ne] haïssent [pas] le gouvernement du peuple, mais […] croient que la démocratie n’est pas le gouvernement du peuple […]. Ce qu’on appelle démocratie et dont on prétend que c’est le gouvernement du peuple par lui-même, c’est en fait le gouvernement du peuple par des gouvernants élus, et on devrait plutôt l’appeler " oligarchie consentie ". Le gouvernement par des chefs qu’on a choisis est différent et généralement meilleur que celui où les chefs se sont choisis eux-mêmes, mais c’est encore le gouvernement de certains sur d’autres. […] La plupart des gens admettent que ceux qui sont concernés par un changement devraient être consultés avant qu’une décision soit prise ; les anarchistes vont plus loin et soulignent qu’ils devraient prendre la décision eux-mêmes et la mettre en application. Les anarchistes rejettent donc l’idée […] de la délégation des pouvoirs. Sans aucun doute, en pratique, la plupart des choses seront toujours faites par peu de monde – par ceux qui sont intéressés par un problème et sont capables de le résoudre – […]. L’important est que les leaders et les experts ne soient pas forcément des chefs […]. Il peut arriver que la représentation soit utile ; mais le vrai représentant est le délégué ou le député qui est mandaté par ceux qui l’envoient et qui peut être révoqué immédiatement par eux. "  (Nicolas Walter (1934-2000), Pour l’anarchisme (trad. de l'anglais), Volonté anarchiste n°37, 1979

26/03/2014

La nature, l'homme et Dieu

"L'homme est l'espèce la plus insensée, il vénère un Dieu invisible et massacre une nature visible !
Sans savoir que cette nature qu'il massacre est ce Dieu invisible qu'il vénère." (Hubert Reeves)

22/03/2014

Tony contre les femmes, tout contre (partie 2)

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20/03/2014

Le mythe de la grève générale

3130928907.jpg"Je comprends que ce mythe de la grève générale froisse beaucoup de gens sages à cause de son caractère d’infinité. [...] Tant que le socialisme demeure une doctrine entièrement exposée en paroles, il est très facile de le faire dévier vers un juste milieu ; mais cette transformation est manifestement impossible quand on introduit le mythe de la grève générale, qui comporte une révolution absolue. Vous savez, aussi bien que moi, que ce qu’il y a de meilleur dans la conscience moderne est le tourment de l’infini ; vous n’êtes point du nombre de ceux qui regardent comme d’heureuses trouvailles les procédés au moyen desquels on peut tromper ses lecteurs par des mots. C’est pourquoi vous ne me condamnerez point pour avoir attaché un si grand prix à un mythe qui donne au socialisme une valeur morale si haute et une si grande loyauté. " (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1906)

16/03/2014

Tony contre les femmes, tout contre (partie 1)

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14/03/2014

L'Anarque : la croyance en Dieu et l'acte vertueux (extrait)

couv-products-99349.png[...] l’Anarque peut penser : « Il vaut mieux ne pas croire en Dieu mais agir comme celui qui y croit plutôt que d’y croire et avoir l’attitude de celui qui n’y croit pas. » Mais cela suppose que si un homme
est croyant alors il est forcément moral. Le mathématicien Blaise Pascal reprend cette logique dans son pari1 lorsqu’il associe la croyance en Dieu à une vie forcément vertueuse. Pourtant, les contre-exemples existent. Et puis, dans la vision antique de la philosophie conçue comme une sagesse pratique2, c’est la Connaissance qui conduit à la Vertu et la Vertu au Contentement.

Toujours est-il que, dans l’imaginaire collectif – et malgré, ces derniers temps, la diabolisation du catholicisme et de l’islam à cause des prêtres pédophiles et des intégristes –, le croyant reste celui qui a des pensées bienveillantes et mène des actions qui vont dans leur sens.

A travers l’acte altruiste (ou vertueux), qu’il soit conséquence d’une morale religieuse ou non, l’homme doit avoir, selon l’Anarque, cette intuition toute individuelle d’avoir fait une bonne chose. Cela relève d’une conscience morale « supérieure » à tout conditionnement moral, religieux ou non. Ce qui ne veut pas dire « opposée » ; l’essentiel est d’avoir réellement le sentiment d’avoir bien fait ou accompli une belle œuvre, quelle que soit l’origine morale de la démarche. Le contentement du receveur contente le donneur, qu’ils soient croyants ou non en Dieu.

L'Anarque - 321 pages, 12x18 cm - est disponible auprès de moi
(contactez-moi sur Facebook ou à anto.mi@wanadoo.fr) ou bien sur TheBookEdition.

Auprès de moi, le paiement - de 17 € frais de port inclus - peut se faire par chèque ou Paypal.

12/03/2014

L'aNaRque : de l'être au devenir

Je n’oublie pas que je suis
         un animal qui pense
donc un être humain
donc un être qui peut dire
         qu’il est et qui devient.

  (Louison Chimel - L'Anarque ou l'Homme-anarchie)Le livre L'ANARQUE

10/03/2014

Sur la journée de la femme (2/2)

portrait-of-karl-marx-unknown.jpgSamedi dernier, c'était la journée de la femme ; donc la journée de Madeleine Albright, des caissières de supermarché, de Laurence Parisot, des femmes de ménage, d'Angela Merkel et des femmes qu'on force à marier et à voiler.
Cherchez maintenant l'erreur ! Mais il n'y en a pas. Ce sont toutes des femmes. Et pour cet unique motif, elles seraient toutes à honorer.
La lutte des sexes devrait alors expliquer toutes les problématiques sociales et morales.
La lutte des classes serait forcément une analyse démodée. Anthony MICHEL

09/03/2014

Sur la journée de la femme (1/2)

Je me souviens de cette vieille amie anarchiste et féministe des années 60-70 qui, il y a quelques années, m'expliqua qu'elle était contre la journée de la femme. Parce que, comme disait le célèbre anarcho-communiste Pierre Kropotkine, la liberté ne se donne pas mais se prend.
Par ailleurs, elle disait ironiquement que si telle journée était celle de la femme alors les 364 autres jours de l'année sont celles des hommes... Anthony MICHEL

08/03/2014

Les jours heureux, ma critique sur ce documentaire

affiche_les-jours-heureuxJ'ai vu hier soir, au cinéma, le documentaire Les jours heureux sur le Conseil National de la Résistance et plus précisément l'élaboration de son programme ; chose généralement peu abordée dans les écoles ou les médias. Les jours heureux, c'est historiquement le nom du programme du C.N.R.
Un documentaire que je conseille. On y retrouve une poignée de vieux hommes fort sympathiques et courageux qui autrefois ont résisté - parfois armes à la main, notamment dans les rues de Lyon (ville qu'on retrouve beaucoup dans le docu).
La seconde partie se consacre à des entretiens avec des politiques actuels. On retrouve Hollande lui-même en tant que président de la République, mais aussi Bayrou, Copé, Mariani, Apparut, Mélenchon et Dupont-Aignan.
Il ressort nettement — ce qui peut sembler assez logique mais tel aussi un parti pris du réalisateur — que les deux derniers cités sont ceux qui parlent le mieux de l'héritage du C.N.R. et du décalage entre ses vertus et l'actuelle idéologie dominante, néolibérale.
Il n'est plus à prouver qu'il a existé une union objective, pratique et victorieuse entre socialo-communistes et gaullistes au cours de la seconde guerre mondiale et les premières années succédant sa fin.
C'est vrai aussi que le programme, bien que ne rompant pas avec le capitalisme, était très socialiste (authentiquement) et donc influencé — et c'est heureux — par les socialistes et communistes résistants.
Je déplore cependant que, dans le documentaire, il y ait insistance sur le fait que la Résistance, ce sont seulement ces derniers. Oui, il y a bien insistance là-dessus : il faut être de gauche pour être résistant. On pourrait être amené à penser qu'être de gauche c'est forcément être résistant. Ce qui est loin d'être le cas. Je veux rappeler les choses suivantes :
— plus des trois-quart des députés de l'ex-Front populaire de 1936-38 (donc la gauche) votent en juillet 1940 pour les pleins pouvoirs au maréchal Pétain ;
— le mouvement communiste, dit pleinement résistant dans le documentaire, comportait des individus qui ont soit saboté des actions de la Résistance soit certes œuvré pour elle mais seulement à des fins pro-soviétiques ;
être de gauche ne conduit pas nécessairement à la résistance. Comme l'explique très bien l'ouvrage intitulé Un paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, de Simon Epstein, le collaborationnisme de gauche a été très important ;
— il y a eu plus de membres résistants issus des Croix de feu et de l'Action française que ce que les garants de la mythologie républicaine laissent entendre en général.
Donc au-delà de cette dernière à faire perdurer — et à relier à une idéalisation de l'homme de gauche forcément valeureux , le message essentiel, pour le roman national et pour souligner la valeur humaine au-delà de tout parti, serait de dire qu'avant tout, à l'époque, il a été question de lutter, non sans difficulté, contre l'invasion d'une puissance étrangère, un impérialisme. Et pas seulement une fois (impérialisme nazi) mais deux fois (impérialisme américain) voire trois fois (impérialisme soviétique). Et que cette lutte a été dirigée par un enfant de Péguy mais aussi de Maurras en la personne de De Gaulle.
Il s'agissait bien de défendre tout simplement la liberté d'un territoire qui s'appelle la France. Je regrette chez ceux qui ne veulent honorer qu'une partie des Résistants d'avoir toujours et encore une vision sectaire. Ce sont les mêmes qui oublient volontiers qu'avant De Gaulle la France a eu notamment Jeanne d'Arc !

Anthony MICHEL

05/03/2014

Le coeur, notre cerveau intuitif ?

Selon la neurobiologie, notre cœur serait doté d’une intelligence propre, indépendante de la raison. Des découvertes qui rejoignent les sagesses traditionnelles pour lesquelles le cœur est la voie d’accès à notre intuition.

Notre cœur est intelligent. Il serait capable de percevoir, mémoriser, traiter, envoyer et relayer de l’information, et ce, indépendamment de notre cerveau pensant et raisonnant. Cette découverte pour le moins étonnante est le fruit de travaux en neurosciences menés par l’institut américain HeartMath. Selon les chercheurs, le cœur serait doté d’une sorte de cerveau, un système nerveux autonome composé de quelques 40 000 neurones et d’un réseau complexe de neurotransmetteurs.
Véritable centrale à énergie, le cœur émettrait en outre un champ magnétique très puissant, 60 fois supérieur à celui du cerveau et dont le rayonnement serait perceptible à plus d’un mètre du corps. Bien au-delà de sa simple fonction de pompe à circulation sanguine, le cœur serait ainsi doté de circuits intelligents et émotionnels, capables de générer et d’envoyer de données au cerveau. Notre matière grise ne serait donc pas la seule à intervenir dans nos choix et surtout, elle ne serait pas la seule à produire des émotions…

Quand le cœur et le souffle entrent en cohérence

 Les chercheurs américains de HeartMath ont de plus révélé un lien entre le rythme du cœur, le souffle, et un état de bien-être et d’harmonisation intérieure. Mieux : ils ont montré qu’en agissant sur son rythme cardiaque par le biais de la respiration, et ce, en l’accompagnant de visualisations et de pensées positives, on créé un état de « cohérence cardiaque » favorable à la créativité, à la sérénité, au bien-être et à l’intuition. « La cohérence cardiaque permet d’améliorer son rapport aux autres, sa concentration, ses performance et ses résultats », note le docteur David Servan Schreiber dans son livre Guérir, qui, au début des années 2000 a popularisé la pratique de la cohérence cardiaque en France.
Les bienfaits de la pratique de la cohérence cardiaque, étudiée y compris en milieu professionnel,  sont nombreux, tant sur le corps que sur l’esprit : diminution de la tension et de la fatigue, baisse du stress, meilleur équilibre hormonal, système immunitaire plus tonique,  perte de poids etc. Globalement, la cohérence cardiaque repose sur un principe simple : inspirer pendant 5 secondes, puis expirer sur le même tempo, en pensant à des choses agréables, et ce, pendant des séquences de quelques minutes.
On ne voit bien qu’avec le cœur

Centre de notre potentiel bien-être, le cœur est aussi en lien avec notre intelligence intuitive. « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux » affirme Le Petit Prince dans le roman de St Saint-Exupéry. Le cœur est ainsi la voie permettant d’accéder au juste, à l’essentiel, à notre être supérieur, notre intuition. Il abrite la vérité, celle qui fait que l’on sait intuitivement « dans son cœur », si quelque chose est bien pour nous ou pas.  Ce savoir, cette sagesse intuitive du cœur, est une notion que l’on retrouve dans bien des traditions spirituelles, en particulier orientales. Dans la tradition bouddhiste, c’est en cultivant les qualités du cœur, comme la compassion, la gratitude, la joie, l’amour, l’ouverture que l’on peut atteindre sa part spirituelle et intuitive. En médecine chinoise, le cœur est le centre du shen, qui canalise toutes les énergies. Il est cet « empereur » qui commande à la fois le corps,  le mental, le psychisme, les émotions et la conscience.

histoiredintuition.com - 07 février 2014

02/03/2014

Les flics, vus par Michel-Georges Micberth

7202.gifTu sais que chez ces gens-là, il n'y a pas de fumiers, rien que des saints. Le flic, même le plus con a la science infuse et assermentée. Double garantie. Avise-toi pas de dire le contraire, ce serait de la diffamation. Le flic, dès l'instant où tu le coiffes d'un képi, n'est plus un homme mais un saint ; pas un képi sur la tête : une auréole. Il perd sa carne, un pur esprit je te dis. Des miracles, ça il en fait, et tous les jours, des saloperies, jamais ! Plus pipi, plus caca, il se mouche même pas, et c'est bien rare qu'il consente à se gratter quand les couilles lui piquent. Dans la société merdeuse qui est la nôtre, il y a comme ça des hommes privilégiés, des surhommes.
(Michel-Georges Micberth, Le Pieu chauvache)