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30/08/2011

En cas d'inondation, que faire ?

goutte-eau.jpgLors d'une inondation, l'eau court, hante ! A partir de là, nous avons des gens à sauver, des bouées à distribuer. Naturellement des bouées de soft âge pour les plus jeunes d'entre eux. Maintenant, je me dis : déjà qu'il est dur de faire entrer un boudin dans une bouée, imaginez si en raison des dégâts le boudin tombe dans les pommes... Anthony

29/08/2011

Hommage aux mites (rediffusion)

bois_045.jpg
Difficile de guérir une mite anorexique.

Même un chèque en bois n'y fait rien...

Anthony

28/08/2011

Le cirque du pote disparu. Extrait 3

couv-products-9026.pngAprès avoir regagné ma chambre et chantonné Que la montagne est belle kif un beauf perdu dans le blizzard, je me dis que ces quatre zinzins – assis devant moi en matant toutes les trois secondes le plafond comme si un pigeon allait apparaître pour faire pile poêle ses besoins sur les pics qui leur dépassent de la tronche – ne devaient pas connaître les autres boss dont j’ai cité le nom. Ça ne veut pas pour autant signifier que ces derniers soient exemptés de toute participation au Chichon.
Comme je suis de nature à ne jamais être véritablement content, je me demande toujours à ce stade des choses quel est le lien entre toute cette enquête et mon ami disparu. De plus, ces quatre personnes ont nié connaître un dénommé Tilleul et ont justifié le fait qu’ils jactaient la langue française en m’informant qu’ils avaient de lointaines origines. Tu parles ! Origines sans doute pas si lointaines. Leur couleur de peau, blanche comme un excrément adipeux de tourterelle, n’est pas digne d’un Amsudiste. Identités sans doute fausses également. Mais je ne suis pas en mesure d’organiser un contrôle du top de leurs papiers, surtout sur ces lieux qui me sont formellement étrangers.
Pour l’heure, mon seigneur dont je me demande où sont tes vassaux sans gain, les archers de la localité et moi-même, qui apparemment aide à la décision, avons décidé de relâcher les quatre gusses aux têtes composées de leur tige figée qui décidément m’intrigue. Oui je sais que des fois, m’en faut de peu.

Le livre est disponible à la vente. 17,50 € par PAY PAL, 16,90 par chèque
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27/08/2011

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twitter.png
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@LouisonChimel

26/08/2011

Faire des fausses queues

billard-francais.jpgJe connais quelqu'un qui constamment fait des fausses queues :
c'est un fabricant de godemichés, mauvais joueur de billard
à ses heures perdues.

Anthony

25/08/2011

Une chanson par rapport à l'actualité. Jean Ferrat - A la une

21/08/2011

Le cirque du pote disparu. Extrait 1 (rediffusion)

couv-products-9026.pngIl me semble que ces deux hommes ne sont pas flicards. En revanche, ils accélèrent, les branques. On peut effectivement distinguer un rétrécissement de la distance entre eux et la voiture américaine de la Japonaise. A cet instant-là, miss Sous-chailles la sauveuse met les gaz à son tour. Sauvetage d’accord, mais sauvetage mouvementé. Sauf l’âge de la Corvette qui peut être un facteur nuisible afin de semer les zinzins de derrière, j’ai l’impression qu’on tient le bon bout, qu’on va s’en sortir.

Le futur proche, bien qu’il soit un bon temps de l’indicatif, va me donner tort. Je vais te dire pourquoi, dans une seconde. Des cow-boys sur route, tu en connais ? Si non, je peux te présenter ceux qui nous courent au pétrus. En né fait, des coups de feu pleuvent sur la carrosserie de l’auto de Sushaï. Ils veulent notre peau à coup sûr, et à coup de rêve haut le verre. Je sens qu’on va trinquer !

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20/08/2011

Retrouve-moi sur le Salon des réflexions sur Facebook

facebook-glass.jpgChers lecteurs,

Je vous rappelle que vous pouvez me retrouver sur Facebook sur le Salon des réflexions en cliquant ici : Le Salon des réflexions
Nous planchons - mais dans la détente - sur divers sujets.
Et ce sera l'occasion de se rencontrer virtuellement.

19/08/2011

Pourquoi les femmes souhaitent souvent maigrir ?

gi-femme-ronde1.gifDans le cas où une femme souhaite garder la ligne,
c'est parfois pour qu'on la pêche.

Anthony

16/08/2011

L'anarque, par Ernst Jünger. Partie 2

ernst-junger-with-bird1.jpg?w=300&h=274L'illusion égalitaire des démagogues est encore plus dangereuse que la brutalité des traîneurs de sabres... pour l'anarque, constatation théorique,  puisqu'il les évite les uns et les autres.

L'anarque, ne reconnaissant aucun gouvernement, mais refusant aussi de se bercer, comme l'anarchiste, de songeries paradisiaques, possède, pour cette seule raison, un poste d'observateur neutre.

L'anarque pense de manière plus primitive; il ne se laisse rien prendre de son bonheur. "Rends-toi toi-même heureux", c'est son principe fondamental, et sa réplique au "Connais-toi toi-même" du temple d'Apollon, à Delphes. Les deux maximes se complètent; il nous faut connaître, et notre bonheur, et notre mesure.

Le monde est plus merveilleux que ne le représentent sciences et religions. L'art est seul à le soupçonner.

L'obligation scolaire est, en gros, un moyen de châtrer la force de la nature et d'amorcer l'exploitation. C'est tout aussi vrai du service militaire obligatoire, qui est apparu dans le même contexte. L'anarque le rejette, tout comme la vaccination obligatoire et les assurances, quelles qu'elles soient. Il prête serment, mais avec des restrictions mentales. Il n'est pas déserteur, mais réfractaire.

Qu'on lui impose le port d'une arme, il n'en sera pas plus digne de confiance, mais, tout au contraire, plus dangereux. La collectivité ne peut tirer que dans une direction, l'anarque dans tous les azimuts.

L'anarque [...] a le temps d'attendre. Il a son éthos propre, mais pas de morale. Il reconnaît le droit et non la loi; méprise les règlements. Dès que l'éthos descend au niveau des règlements et des commandements, c'est qu'il est déjà corrompu.

L'anarque n'en [la société] discerne pas seulement de prime abord l'imperfection : il en reconnaît la valeur, même avec cette réserve. L'Etat et la société lui répugnent plus ou moins, mais il peut se présenter des temps et des lieux où l'harmonie invisible transparaît dans l'harmonie visible. Ce qui se révèle avant tout dans l'oeuvre d'art. En pareil cas, on sert joyeusement.

L'égalisation et le culte des idées collectives n'excluent point le pouvoir de l'individu. Bien au contraire : c'est en lui que se concentrent les aspirations des multitudes comme au foyer d'un miroir concave.

Etant anarque, ne respectant, par conséquent, ni loi ni moeurs, je suis obligé envers moi-même de prendre les choses par leur racine. J'ai alors coutume de les scruter dans leurs contradictions, comme l'image et son reflet. L'un et l'autre sont imparfaits -en tentant de les faire coïncider, comme je m'y exerce chaque matin, j'attrape au vol un coin de réalité.

Non qu'en tant qu'anarque, je rejette à tout prix l'autorité. Bien au contraire : je suis en quête d'elle et me réserve, pour cette raison précise, le droit d'examen.
Je mentionne cette indifférence parce qu'elle éclaire la distance entre les positions : l'anarchiste, ennemi-né de l'autorité, s'y fracassera après l'avoir plus ou moins endommagée. L'anarque, au contraire, s'est approprié l'autorité; il est souverain. De ce fait, il se comporte, envers l'Etat et la société, comme une puissance neutre. Ce qui s'y passe peut lui plaire, lui déplaire, lui être indifférent. C'est là ce qui décide de sa conduite; il se garde d'investir des valeurs de sentiment. Chacun est au centre du monde, et c'est sa liberté absolue qui crée la distance où s'équilibrent le respect d'autrui et celui de soi-même.

Le bannissement se rattache à la société comme l'un des symptômes de son imperfection, dont l'anarque s'accommode tandis que l'anarchiste tente d'en venir à bout.

Nous frôlons ici une autre des dissemblances entre [l'anarque] et l'anarchiste : la relation à l'autorité, au pouvoir législateur.
L'anarchiste en est l'ennemi mortel, tandis que l'anarque n'en reconnaît pas la légitimité. Il ne cherche, ni à s'en emparer, ni à la renverser, ni à la  modifier - ses coups de butoir passent à côté de lui. C'est seulement des tourbillons provoqués par elle qu'il lui faut s'accommoder.

L'anarque n'est pas non plus un individualiste. Il ne veut s'exhiber, ni sous les oripeaux du "grand homme", ni sous ceux de l'esprit libre. Sa mesure lui suffit; la liberté n'est pas son but; elle est sa propriété. Il n'intervient ni en ennemi, ni en réformateur; dans les chaumières comme dans  les palais, on pourra s'entendre avec lui. La vie est trop courte et trop belle pour qu'on la sacrifie à des idées, bien qu'on puisse toujours éviter d'en être contaminé. Mais salut aux martyrs !

A première vue, l'anarque apparaît identique à l'anarchiste en ce qu'ils admettent, l'un comme l'autre, que l'homme est bon. La différence consiste en ceci : l'anarchiste le croit, l'anarque le concède. Donc, pour lui, c'est une hypothèse, pour l'anarchiste un axiome. Une hypothèse a besoin d'être vérifiée en chaque cas particulier; un axiome est inébranlable. Suivent alors les déceptions personnelles. C'est pourquoi l'histoire de l'anarchie est faite d'une série de scissions. Pour finir, l'individu reste seul, en désespéré.

Il n'y a pas plus à espérer de la société que de l'Etat. Le salut est dans l'individu.

L'idée fondamentale de Fourier est excellente : c'est que la création est mal fondue. Son erreur consiste à croire que ce défaut dans la coulée est réparable. Avant tout, l'anarque doit se garder de penser en progressiste. C'est la faute de l'anarchiste, en vertu de laquelle il lâche les rênes.

L'anarque peut rencontrer le monarque sans contrainte; il se sent l'égal de tous, même parmi les rois. Cette humeur fondamentale se communique au souverain; il sent qu'on le regarde sans préjugés. C'est ainsi que naît une bienveillance réciproque, favorable à l'entretien.

Le capitalisme d'Etat est plus dangereux encore que le capitalisme privé, parce qu'il est directement lié avec le pouvoir politique. Seul, l'individu peut réussir à lui échapper, mais non l'association. C'est l'une des raisons qui font échouer l'anarchiste.

Ernst Jünger - Eumeswill (extrait)

11/08/2011

L'anarque, par Ernst Jünger. Partie 1

E%20130b%20B%FC%201801%20E.%20J%FCnger.jpgL'anarque peut vivre dans la solitude; l'anarchiste est un être social, et contraint de chercher des compagnons.

Etant anarque, je suis résolu à ne me laisser captiver par rien, à ne rien prendre au sérieux, en dernière analyse... non, certes, à la manière des nihilistes, mais plutôt en enfant perdu, qui, dans le no man's land d'entre les lignes des marées, ouvre l'oeil et l'oreille.

C'est le rôle de l'anarque que de rester libre de tout engagement, mais capable de se tourner de n'importe quel côté.

Le trait propre qui fait de moi un anarque, c'est que je vis dans un monde que, "en dernière analyse", je ne prends pas au sérieux.

Pour l'anarque, les choses ne changent guère lorsqu'il se dépouille d'un uniforme qu'il considérait en partie comme une souquenille de fou, en partie comme un vêtement de camouflage. Il dissimule sa liberté intérieure, qu'il objectivera à l'occasion de tels passages. C'est ce qui le distingue de l'anarchiste qui, objectivement dépourvu de toute liberté, est pris d'une crise de folie furieuse, jusqu'au moment où on lui passe une camisole de force plus sérieuse.

Ce qui d'ailleurs me frappe, chez nos professeurs, c'est qu'ils pérorent d'abondance contre l'Etat et l'ordre, pour briller devant les étudiants, tout en attendant du même Etat qu'il leur verse ponctuellement leur traitement, leur pension et leurs allocations familiales, et qu'à cet égard du moins ils sont encore amis de l'ordre.

Le libéral est mécontent de tout régime; l'anarque en traverse la série, si possible sans jamais se cogner, comme il ferait d'une colonnade. C'est la  bonne recette pour qui s'intéresse à l'essence du monde plutôt qu'à ses apparences - le philosophe, l'artiste, le croyant.

Quand la société oblige l'anarque à entrer dans un conflit auquel il est intérieurement indifférent, elle provoque ses contre-mesures. Il tentera de retourner le levier au moyen duquel elle le meut.

Si j'aime la liberté "par dessus tout", chaque engagement devient image, symbole. Ce qui touche à la différence entre le rebelle et le combattant pour la liberté; elle est de nature, non qualitative, mais essentielle. L'anarque est plus proche de l'être. Le partisan se meut à l'intérieur des fronts sociaux et nationaux, l'anarque se tient au-dehors. Il est vrai qu'il ne saurait se soustraire aux divisions entre partis, puisqu'il vit en société.

Je disais qu'il ne faut pas confondre rebelles et partisans; le partisan se bat en compagnie, le rebelle tout seul. D'autre part, il faut bien distinguer le rebelle de l'anarque, bien que l'un et l'autre soient parfois très semblables et à peine différents, d'un point de vue existentiel.
La distinction réside en ce que le rebelle a été banni de la société, tandis que l'anarque a banni la société de lui-même. Il est et reste son propre maître dans toutes circonstances.

Pour l'anarque [...] S'il prend ses distances à l'égard du pouvoir, celui d'un prince ou de la société, cela ne veut pas dire qu'il refuse de servir, quoiqu'il advienne. D'une manière générale, il ne sert pas plus mal que tous les autres, et parfois mieux encore, quand le jeu l'amuse. C'est seulement du serment, du sacrifice, du don suprême de soi qu'il s'abstient.

L'anarque est [...] le pendant du monarque : souverain, comme celui-ci, et plus libre, n'étant pas contraint au règne.

Le libéralisme est à la liberté ce que l'anarchisme est à l'anarchie.

Ernst Jünger - Eumeswill (extrait)