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07/01/2016

Non, je ne suis pas anarque

« Certains lecteurs du livre L’aNarque, l’homme-anarchie, m’ont demandé si l’aNarque c’était moi ou si j’étais un aNarque ; certains l’ont même affirmé, non pas avec des critiques mais avec bienveillance.

Le célèbre cinéaste Federico Fellini disait : « Tout art est autobiographique, la perle est l’autobiographie de l’huître. » Incluons — du moins, un instant — le travail d’écriture dans le domaine artistique de par son aspect créatif. Je pense qu’effectivement — sauf dans le cas où nous écrivons vraiment pour un autre —, tout texte est autobiographique même s’il ne concerne pas la description directe de notre vie personnelle et nos états d’âmes. La liberté créatrice — concept abordé dans L’aNarque — est, dans sa réalisation, révélatrice — de soi, de nos préoccupations, de nos thèmes de prédilection. Si un auteur choisit d’écrire sur tel sujet alors il nous informe nécessairement sur un élément de son identité dès lors que ce sujet a été le plus librement choisi par lui.

Donc il y a forcément de moi dans la figure de l’aNarque. Or, l’aNarque ce n’est pas moi. Il est bien écrit, dans le livre, que c’est un concept de philosophie idéaliste [*]. Il est indiqué, par ailleurs, que l'aNarque est maître de lui dans l’absolu ; toujours libre d’esprit et moralement persévérant (droiture, loyauté, fiabilité obliges) ; toujours prêt à servir et capable de changer d’avis au nom de la libération individuelle et collective, contre les bourreaux prenant de multiples facettes, qui ne sont pas libres eux-mêmes.
Ainsi, non seulement moi mais n’importe qui peut tendre vers une posture relative à celle de l’aNarque, qui, à sa manière, est transcendante.

Si je ressemble plus d’une fois à l’aNarque comme je le décris dans ce livre — ce qui doit être le cas sinon je n’aurais même pas pu le décrire ainsi —, je peux vous dire aussi que quelquefois je suis bien éloigné de sa posture — en raison de souffrances ou frustrations que nous tous sommes amenés à connaître.

Jean-Jacques Rousseau nous dit bien que l’homme est perfectible. Il l’est à jamais. C’est à la fois rassurant — progresser est toujours possible — et légèrement « tragique » — nous sommes éternellement imparfaits. 
Rappelons que les tragédies sont originellement les fêtes dyonisiennes célébrant les effets du vin. Ainsi, parfois, notre imperfection nous fait nous sentir vivants plus que jamais.

Mon propre positionnement vis-à-vis de l'aNarque appelle aussi à l’humilité. Oui, l’aNarque me ressemble parce que j’écris non pas qu’avec la tête mais aussi — et avant tout — avec le cœur — guidant les fondements de mon projet. Et en même temps, puisque je suis imparfait et non démuni de comportements absurdes —, je ne peux prétendre atteindre la maîtrise de soi de l’aNarque.

[*] idéaliste dans le sens où la nature suprême de la réalité est considérée comme esprit, non comme matière ; à la différence de la philosophie matérialiste. Anthony Michel

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