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02/06/2015

La Confiance en l'Esprit, extrait de la partie 5

couv-products-115079.pngParfois je parle de la vertu ou bien des vertus. La vertu, dite ainsi, concerne l'ensemble des vertus. Acquérir ainsi de la vertu, c'est développer au moins l'une des qualités jugées vertus, selon bien sûr qu'on adhère ou non à l'idée que tel sentiment, telle conduite, est vertueux/vertueuse.
A noter que, dans la partie 7, j'aborde ce que sont appelées les vertus cardinales. Mais il existe aussi les vertus :
– théologales (foi, espérance, charité) dépendant bien sûr de la croyance en Dieu ;
– morales dans lesquelles on retrouve la charité mais aussi la chasteté ;
– intellectuelles, articulées autour de l'union de la science et de la sagesse, ou permettant l'exercice artistique.
Ensuite, libre à chacun de considérer que telle ou telle posture ou pratique relève de la vertu. Me concernant, nous devinons celles qui me sont chères en fonction de celles que je mets régulièrement en avant dans mes livres.
Quant à Jean-Jacques Rousseau – puisque cette note est initialement reliée à un passage sur ses idées –, il nous dit joliment : « Il n'y a point de vertu sans force, et le chemin du vice est la lâcheté. » Pas de vertu, donc, sans Force de l’Esprit. C’est dans Discours sur la vertu du héros qu’on trouve cette citation. Justement, le philosophe genevois associe la vertu au courage du héros. C’est, comme je le rappelle dans la partie 7, l’andreia grecque. Car c’est dans les « occasions difficiles » qu’on peut se surpasser, que la force peut se transformer en courage. Du coup, pour le Suisse, la vertu est le courage d’accomplir son devoir en ces occasions.
On pourrait a priori associer la vertu à la bonté. Mais la première est plus profonde dans le sens où c’est la volonté de lutter contre ses limites, ses défauts dont l’égoïsme. Il peut sembler logique que le premier de nos devoirs est de mener cette précédente lutte, dans le but, ensuite, de bien servir, aussi bien soi-même qu’autrui.
Enfin, j’aime dire – et Rousseau aurait sans doute aimé cette pensée – que les vrais forts sont les vrais sensibles et les tyrans de vrais faibles.


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