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02/05/2015

La Confiance en l'Esprit, extrait de la partie 4

couv-products-115079.png[...] si je n'ai pas confiance en la Raison, limité-je mon entendement ? Sans doute car je limite tout d'abord le pouvoir de l'Esprit subjectif à travers la faculté d'avoir confiance si la confiance est jugée avant tout comme un sentiment. Seulement, ne pas avoir confiance peut renforcer la négativité de l'Esprit absolu. En même temps, cette négativité est notamment explorée dans la faculté d'avoir confiance. Refuser d'avoir confiance peut avoir des causes aussi bien subjectives qu'objectives. Faire confiance à son chef de projet dans le cadre de son travail – car avoir confiance en ses compétences –, c'est une position qui se veut à la fois subjective et objective. Subjective car la confiance reste un sentiment. Objective car visant une finalité professionnellement heureuse : ici la réalisation dans les meilleurs conditions, l'atteinte des objectifs. Cette objectivité concerne une organisation collective, ici l'entreprise. En même temps, j’ai bien écrit « qui se veut » car un tiers, dans un cas précis, peut juger qu’il ne faut pas faire confiance à tel chef de projet et que le choix effectué n’est pas objectif. Une même objectivité ne peut jamais concerner l'ensemble des aspirations, qu'elles soient collectives (à travers les entreprises, associations, États,...) ou individuelles (en raison de la singularité éthique et intellectuelle de chacun). Le philosophe français Pierre-Joseph Proudhon considérait même qu'une volonté générale, toute objectivité qu'elle prétend représenter, ne peut jamais être la somme parfaite de volontés individuelles. La première reste toujours inadaptée à une volonté individuelle au moins. A partir de là, la définition d'une objectivité se fait toujours au détriment d'au moins une subjectivité individuelle. La première devient, pour la deuxième, elle-même subjectivité. Y a-t-il une subjectivité universelle ? On peut répondre oui si elle est simplement la juxtaposition des subjectivités individuelles. Dans ce cas cependant, la subjectivité universelle manque de cohésion, d'homogénéité, d'unité. Elle n'est pas vraiment universelle puisqu'elle n'est pas une. On peut sinon la concevoir telle la somme des prétendues objectivités. L'objectivité universelle, si elle existe, ne résiderait-elle pas dans les sages conscience et appréciation d'une subjectivité universelle en considérant l'incontournable absurde et d'importantes disparités culturelles et comportementales à l'échelle du Monde ?
Entreprendre superbement la subjectivité et l'objectivité, par leur usage conscient et leur entendement, se situe au niveau de l'Esprit absolu. Ce dernier est voué à la connaissance :
– purement théorique (sagesse, amour du Beau et du Bon) ou bien théorico-pratique (création) de la philosophie et de l'art, incluant donc l'esthétique ;
– purement théorique (sagesse d'historien, amour du Bien) ou bien théorico-pratique (engagement politique ou religieux) de l'histoire des idéologies, et leurs organisations, politiques et religieuses.


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