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17/05/2014

Promettre, par l'Anarque

couv-products-99349.pngL’Anarque, car libre de le faire, peut se donner le droit de promettre. Cependant, promettre c’est miser sur le temps. Ce temps qui n’a que pour fidèle partenaire l’absurde... En conséquence de quoi, promettre c’est croire, en faisant fi de l’absurde. En réalité, c’est s’en accaparer totalement. Nous arrivons à ce qui serait une contradiction si l’on oppose absurde et anarchie : l’Anarque se dit l’égal de tous les autres hommes devant l’absurde donc, comme eux, il est un homme absurde.
Ses propriétés, dont il sait que l’autre peut les conquérir avec une force d’esprit similaire à la sienne, n’impliquent pas qu’il est – ou se voit – un homme mieux que les autres. En revanche, il peut être vu comme bon – bienveillant vis-à-vis d’autrui –, ceci grâce à sa paix intérieure et son éthique. Il ne se voit pas meilleur que les autres mais meilleur que celui qu’il pourrait être, en pensant que celui-ci ne serait pas ce qu’il est réellement. Il est meilleur parce qu’il est lui et maître de lui. Il est homme donc il est certes absurde mais il est anarque.
Et comme issue d’une analyse voulue objective de ce qui est reflété par le miroir – en l’occurrence lui-même –, l’Anarque est dans la pleine conscience de l’Homme absurde qu’il est. Il ne domine que lui-même. Cette domination lui éclaire ses défauts, ou plutôt ses limites, mais elle est quoi qu’il en soit libératrice. Sa liberté réelle lui a conféré la capacité de se déterminer une éthique comprenant l’amour de cette liberté mais aussi celle des autres. L’Anarque est un homme accompli spirituellement, un homme absurde insoumis.
Sa « bonne conscience » ne se situe pas au travers d’une quelconque morale ou d’une éthique autre que la sienne, elle n’est pas non plus le fruit exclusivement de son éthique mais celui de son intégrité prenant en compte sa liberté. En d’autres termes, ayant cessé de chercher à être bon par rapport à ce qu’il n’est pas, et puisqu’il est libre, il sait qui il est et ce qu’il aime. Il reconnaît la liberté d’autrui comme la sienne. Pour lui comme pour autrui, il est par conséquent meilleur.
Chez l’Anarque, la liberté de penser est absolue. Elle est le départ de sa liberté réelle. Cette dernière est constante puisqu’une de ses propriétés.

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